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Qatar 2022 : des réformes de façade et des "abus systémiques"

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La condition des travailleurs au Qatar, dénoncée comme une situation d'esclavage moderne, était jeudi au centre du débat du prime de Déclic sur la prochaine Coupe du Monde de football, qui déchaîne les passions avant son coup d'envoi en novembre dans l'émirat.

Le pays évoque des améliorations, mais est-ce vraiment le cas ? "Depuis 2017, le Qatar a conduit une série de réformes qui font de lui un État pionnier dans la région. Sauf que ces réformes sont admirables sur le papier, mais ne sont absolument pas appliquées dans la réalité, et donc ne servent à rien", a nuancé Rachida El Azzouzi, journaliste à Mediapart, qui s'est rendue sur place pour enquêter.

Le système pourtant aboli de la "kafala", instaurant un quasi droit d'esclavage de l'employeur avec entre autres confiscation du passeport de l'employé et interdiction pour lui de rentrer au pays, reste enkysté dans les mentalités et est toujours à l'œuvre, rapporte notamment la journaliste.

"On a affaire à une plaie béante qui saigne depuis des décennies, ça ne date pas de la Coupe du Monde et de l'attribution du Mondial au Qatar. Cela fait des décennies que le Qatar bâtit sa fortune sur le dos des travailleurs et des travailleuses qui viennent des contrées les plus pauvres", recadre Rachida El Azzouzi. "Aujourd'hui, ces abus demeurent systémiques", conclut-elle.

Déclic : Qatar, la coupe est pleine ? est à revoir sur Auvio.

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