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Projet de téléphérique à Namur: le tracé retenu est celui entre la place Maurice Servais et l'Esplanade

Vue de la ville de Namur

Plusieurs tracés ont été étudiés selon de nombreux critères (urbanistiques, architecturaux, paysagers, de sécurité, etc). Le tracé retenu est "celui qui viole le moins l'intégrité de la Citadelle", selon le bourgmestre, qui présentait les conclusions accompagné de l'entreprise qui a réalisé l'étude de faisabilité.

Ce tracé aura un impact limité sur les arbres et le paysage. Il permettra en outre la jonction entre le vieux Namur et la Citadelle, ainsi que la revitalisation de la place Maurice Servais puisque son parking devrait disparaître au profit d'une place piétonne avec la possibilité d'un kiosque.

Le choix s'est porté sur un modèle de télécabine débrayable à basse vitesse. "Le temps des cabines en forme de petits œufs, comme les Namurois l'ont connu (entre 1957 et 1997, ndlr), est révolu. Cela ne correspondait plus aux critères de sécurité. Il fallait aussi un gabarit urbain adapté aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Ce seront donc des cabines de six à huit places", explique Maxime Prévot. "Cette formule permet une capacité élevée, des petits véhicules à passage fréquent et pour lesquels la présence d'un cabinier n'est pas nécessaire", ajoute Fabien Abinal, ingénieur.

Après discussion, l'opportunité d'un tracé avec une station intermédiaire a été abandonnée. Il s'agira d'un tracé direct de 650 mètres de long avec six pylônes pour une dizaine de cabines.

La Région wallonne avait débloqué environ 25 millions d'euros en faveur de grands projets pour la capitale wallonne, dont quelque 10 millions pour celui du téléphérique. Mais cette somme pourrait être mise en réserve en tout ou en partie et ainsi servir à financer d'autres projets car l'option d'un marché de concession est apparue comme la plus judicieuse. "Cela signifie qu'on donne le droit à un opérateur privé d'assurer l'investissement et d'exploiter le téléphérique pendant trente ans. En passant par un marché de concession, on a la possibilité de réduire au minimum la contribution annuelle de la Ville dans le coût net de l'exploitation", détaille Maxime Prévot. Dans le meilleur des cas, il est même possible qu'il n'y ait pas de contribution qui soit demandée à la Ville par l'opérateur.

Le conseil communal du jeudi 12 est invité à approuver le lancement de l'appel à candidatures pour la procédure de concession. Le cahier spécial des charges sera soumis au conseil communal en avril ou mai prochain. La concession devrait être attribuée fin 2015. Après un dépôt de permis prévu début 2017, les travaux de construction du téléphérique pourraient débuter à l'été 2017. Sa mise en service est prévue pour l'été 2018.


Belga

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