Procès de l’assassin présumé de Wivinne Marion : le jury populaire sera composé ce mercredi, les débats débutent lundi

Wivinne Marion dans un reportage de 2010, sur les grands prématurés

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22 sept. 2021 à 04:00Temps de lecture1 min
Par Benjamin brone

En novembre 2018, Wivinne Marion, pédiatre de 42 ans, disparaît lors de son jogging matinal, dans le village de Boninne. Son corps sans vie sera retrouvé dans le véhicule de Xavier Van Dam. Les policiers l’interpellent, à Flawinne, alors qu’il vient de jeter sa voiture dans la Sambre.

L’homme de 31 ans est accusé de séquestration, d’assassinat et de viol. Devant les assises de Namur, l’audience sera consacrée, ce mercredi à la composition du jury.

Le témoignage clé d’un agriculteur

Le 1er novembre 2018, vers 8h45, un fermier de Boninne est interpellé par un véhicule qu’il repère dans la campagne. Il distingue cet homme qui sort un corps de la voiture et semble l’étrangler.

Il dit aussi distinguer des cris. La scène se déroule à plusieurs centaines de mètres mais ce témoin parvient à identifier le numéro de plaque d’une Renault Laguna bleue. La plaque appartient à un certain Xavier Van Dam.

Xavier Van Dam, l’assassin présumé de Wivinne Marion et la voiture dans laquelle il a transporté le corps de la victime.
Xavier Van Dam, l’assassin présumé de Wivinne Marion et la voiture dans laquelle il a transporté le corps de la victime. © Tous droits réservés

Le témoin contacte la police. L’appel est lancé. Xavier van Dam est interpellé, à Flawinne, alors qu’il vient de pousser sa voiture dans la Sambre. Le corps de la pédiatre gît dans l’habitacle.

Des preuves accablantes

Depuis son arrestation, Xavier van Dam prétend ne se souvenir de rien. Une version sur laquelle il n’est jamais revenu jusqu’ici.

Pourtant, l’autopsie révèle que la victime est décédée par strangulation et non pas par noyade. Le légiste découvre aussi des traces de viol sur le corps de Wivinne Marion.

Outre l’autopsie et le témoignage du fermier de Boninne, l’accusé présente plusieurs antécédents judiciaires : une violation de domicile avec violence, chez une voisine, à Flawinne, en 2012 ou encore un trafic de stupéfiants en 2014.

Par ailleurs, en 2018, le jeune homme était sous le coup d’une exclusion par l’Union belge de football, suite à des comportements violents sur un terrain de football.

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