Procès Charlie-Hebdo : 15 années de prison requises contre les deux accusés du "volet belge" des attentats

Les réquisitions ont débuté ce mardi

© BENOIT PEYRUCQ - AFP

08 déc. 2020 à 11:55 - mise à jour 08 déc. 2020 à 11:55Temps de lecture2 min
Par Patrick Michalle

Le parquet antiterroriste de Paris a requis des peines de 15 années de prison à l’encontre de Metin Karasular et Michel Catino, deux habitants de Charleroi, accusés d’avoir fourni une partie des armes qui ont servi lors des attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher. " Des peines sévères parce que les deux hommes sont considérés comme étant membres de l’association criminelle à l’origine des attentats, ce qui sera contesté en plaidoirie ", nous a indiqué Fabian Lauvaux, l’avocat de Michel Catino.

A l’encontre d’Hayat Boumedienne, la compagne d’Amedy Coulibaly dont la voiture quasi neuve a été vendue à Charleroi comme contrepartie, le parquet antiterroriste a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Jugée par défaut, l’accusation a demandé une période de sûreté des deux tiers contre la jeune femme, le parquet " estimant qu’elle avait joué un rôle important dans la préparation des attentats. Elle n’a jamais démenti le bien-fondé de l’action de son mari ". Contre Ali Riza Polat, le lieutenant d’Amedy Coulibaly, le parquet a requis la perpétuité.


►►► Lire aussi : procès de l’attentat de Charlie Hebdo : deux Carolos parmi les quatorze accusés


C’est lui qui s’est rendu à Charleroi en compagnie d’Amedy Coulibaly pour obtenir des armes qui seront retrouvées ultérieurement dans les planques des terroristes. Il a joué un rôle actif dans la préparation des attentats

Voiture contre armes, les dessous d’une transaction

Amedy Coulibaly s’était rendu à plusieurs reprises au " garage " de Charleroi de Karasular pour lui vendre la voiture quasi neuve de sa compagne Hayat Boumeddiene. Il était alors accompagné de son "lieutenant", Ali Riza Polat, jugé lui aussi à Paris au côté des deux Belges. Sur consentement Karasular avait permis à la police de perquisitionner le garage, un lieu où expliquait le policier belge en octobre dernier "régnait un parfait désordre, des conditions de propreté désastreuses, aucune organisation : pas d’ordinateur, pas de factures et en fait aucune existence légale à ce garage ".

Parmi des documents retrouvés dans un sac-poubelle, une liste reprenant différents types d’armes avec des prix avait été découverte. Ce qui expliquerait selon l’accusation le faible montant payé à Coulibaly pour le rachat de la voiture quasi neuve. Une partie du montant ayant été payée avec des armes retrouvées chez les terroristes de Charlie et de l’Hyper Cacher.

Deux Belges face aux juge au procès Charlie: archives JT du 19/10/2020

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