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Preuve d'enjeu, "smart contract", NFT : glossaire pour mieux comprendre la "blockchain"

© Yuichiro Chino

14 sept. 2022 à 07:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Objet technologique complexe, la "blockchain" s'accompagne de concepts nouveaux, à l'appellation parfois obscure. Voici une explication pour cinq d'entre eux.

Blockchain

La technologie de la "blockchain" est un protocole informatique qui permet de construire et partager un immense registre informatique. Celui-ci n'est pas administré par une autorité centrale mais par une communauté de validateurs, dont aucun ne peut prendre le pouvoir. 

Réputé infalsifiable, ce registre garde la trace de toutes les opérations survenues depuis son lancement.

Née après la crise financière de 2008, la "blockchain" la plus célèbre est le Bitcoin et sa cryptomonnaie associée, totalement virtuelle. De nombreuses autres "blockchains" ont depuis été lancées comme Ethereum, Solana, Tezos, PolkaDot ou encore Avalanche. Elles servent de support à de nouveaux types d'actifs numériques comme les jetons non fongibles (NFT).

NFT ("Jeton non fongible")

Acronyme de l'anglais "Non-Fungible Token", le NFT est un "jeton non fongible", c'est-à-dire non substituable et donc unique.

Concrètement, il s'agit d'un certificat d'authenticité numérique infalsifiable inscrit dans la "blockchain". Celui-ci témoigne de la propriété d'un objet réel ou numérique pour son détenteur.

Les NFT, qui tirent leur valeur de l'objet auquel ils sont attachés, ont défrayé la chronique ces derniers mois par le biais de plusieurs enchères retentissantes, comme la cession du premier tweet du patron de Twitter pour 2,9 millions de dollars. Ils sont notamment utilisés dans le monde culturel : art, cinéma, jeux vidéo....

"Proof of Work" ("Preuve de travail")

Pour valider les transactions sur la "blockchain", les acteurs du réseau doivent prouver leur légitimité par un protocole précis. L'un d'eux s'appelle le "Proof of Work" ("Preuve de travail")

Il consiste à demander à une personne de résoudre un problème mathématique complexe nécessitant une puissance de calcul importante, un processus très énergivore, afin de valider un nouveau bloc sur la chaîne.

Son fonctionnement, bien que très sécurisé, pose toutefois certains problèmes de consommation énergétique.

"Proof of Stake" ("Preuve d'enjeu")

Pour limiter l'empreinte carbone de la "blockchain", le créateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, et sa communauté veulent passer à une méthode de validation des transactions plus moderne et moins énergivore : le "Proof of Stake" ("Preuve d'enjeu"). 

La participation à la validation du réseau n'est plus liée à l'utilisation d'une forte puissance de calcul mais à la mise en garantie d'une partie de son capital en éther, une cryptomonnaie, afin de prouver son sérieux aux yeux des autres participants. 

En d'autres termes, c'est la mise en jeu d'argent qui permet de participer à la validation du réseau, cette somme pouvant être saisie en cas de mauvaise conduite.

"Smart contract" ("Contrat intelligent")

Les "Smart contracts" ("Contrats intelligents") sont des programmes informatiques irrévocables inscrits dans la "blockchain", qui exécutent un ensemble d'instructions prédéfinies

Dans le cas des NFT, ces règles peuvent par exemple limiter le nombre d'exemplaires disponibles à la vente ou organiser un système de royalties (droits d'auteur) permettant de rétribuer l'auteur original d'une œuvre lors de chaque transaction.

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