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Présidentielle française: Assad est "un dictateur", "un manipulateur", juge Fillon

En février 2010, le président syrien invitait François Fillon à Damas.

© LOUAI BESHARA - AFP

Bachar al-Assad "est un dictateur, c'est un manipulateur", a déclaré mercredi le candidat de la droite à la présidentielle française François Fillon, réagissant aux propos du président syrien qui a jugé "bienvenue" la position sur la Syrie de François Fillon.

"Bachar al-Assad est un dictateur, c'est un manipulateur et j'attire l'attention des médias français sur le fait qu'il n'est pas forcément indispensable de se prêter aux manipulations de Bachar al-Assad", a affirmé François Fillon dans une interview à BFMTV et RMC.

Interrogé sur François Fillon au cours d'un entretien diffusé lundi par plusieurs médias français, le président syrien a estimé que "sa rhétorique concernant les terroristes ou, disons, la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue".

La diplomatie française et la diplomatie occidentale, en refusant l'idée même de parler avec Bachar al-Assad, s'est exclue du conflit syrien

"On voit bien que c'est une manipulation. Un dictateur qui fait des déclarations devant les télés françaises sur la politique française, ça s'appelle une manipulation", a insisté mercredi l'ancien Premier ministre français, favorable à un dialogue avec tous les protagonistes du conflit syrien. "Non, je ne souhaite pas le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir", a-t-il poursuivi. "C'est un dictateur avec un passé sanglant (...). Je dis simplement (...) que Bachar al-Assad a le soutien d'une partie de son peuple (...) et la diplomatie française et la diplomatie occidentale, en refusant l'idée même de parler avec Bachar al-Assad, s'est exclue du conflit syrien".

François Fillon avait déclaré mi-novembre, lors d'un débat télévisé entre candidats à la primaire de la droite, qu'il rouvrirait "au moins un poste diplomatique à Damas pour avoir un canal de discussions avec le régime syrien" s'il était élu et que le régime de Damas offrait le meilleur rempart contre le djihadisme pour les chrétiens d'Orient.

Le candidat de la droite la présidentielle entretient de bonnes relations avec Vladimir Poutine, allié du régime syrien.

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