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Présidentielle en France: "La gauche n'a pas gagné"

Jean-François Kahn dans le studio de La Première à Paris
07 mai 2012 à 07:05 - mise à jour 07 mai 2012 à 07:12Temps de lecture1 min
Par Alain Lechien

L’élection présidentielle de ce dimanche en France ne peut être analysée que comme un "vote-sanction" contre le président sortant Nicolas Sarkozy, plutôt qu’un vote d’adhésion envers le candidat socialiste François Hollande et son programme, estime le journaliste français Jean-François Kahn, interrogé par Bertrand Henne : "Oui Sarkozy a été battu, c’est clair et net, il y a eu une majorité qui ne voulait pas de Sarkozy. Mais la gauche n’a pas gagné ! C’est évident. Non seulement elle n’a récolté que 51,7% des suffrages, mais il y a eu 6% de votes nuls : c’est historique ! Une grande partie d’entre eux sont des lepenistes qui ont obéi à la consigne de leur patronne. Si elle leur avait dit de voter Sarkozy, ils auraient voté Sarkozy. Et du coup, François Hollande aurait été battu. Si vous ajoutez à cela les 1 ou 2% que Bayrou a fait basculer du côté de Hollande, la gauche n’a pas gagné. Et si elle croit qu’elle a gagné, si elle s’illusionne en s’imaginant qu’elle a gagné, alors elle va vers de grandes déconvenues".

"Droitisation extrême du discours"

Quant au score de 48,33% qu’a récolté Nicolas Sarkozy, même s’il est battu, "c’est énorme", souligne Jean-François Kahn : "Contrairement à ce qu’on a cru, la droitisation extrême du discours d’entre deux tours a fait remonter la cote Sarkozy".

Le journaliste José-Alain Fralon, ancien correspondant à Bruxelles du quotidien Le Monde ne croit pas que la victoire de François Hollande risque de mener à une crise de confiance des marchés en Europe : "Je crois que les marchés et l’Europe aiment la social-démocratie". Et Jean-François Kahn rappelle que, lorsque le candidat François Hollande a annoncé lors d’un discours que son ennemi c’était la Finance, les sondages le donnaient gagnant beaucoup plus nettement qu’aujourd’hui. Mais "la finance n’a pas réagi, la bourse a monté et les marchés sont restés calmes". Même au sujet du projet de taxer à 75% les grosses fortunes, il n’y a eu aucune panique car les marchés n’y croient pas : "Ils sont habitués à ce que la social-démocratie ne fasse pas ce qu’elle dit", ajoute Jean-François Kahn.

A.L. avec B. Henne

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