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Politique

Présidentielle en France : la candidate de droite Valérie Pécresse en difficulté avant son grand meeting

Présidentielle en France : la candidate de droite Valérie Pécresse en difficulté avant son grand meeting
11 févr. 2022 à 19:132 min
Par Belga

La candidate du principal parti de droite à l'élection présidentielle en France, Valérie Pécresse, se retrouvait en difficulté avant son premier grand meeting : stagnant dans les sondages et lâchée par plusieurs cadres, elle attend toujours un geste de soutien de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

Mme Pécresse, candidate du parti Les Républicains (LR), a rencontré vendredi M. Sarkozy, dernier président de droite (2007-2012) et figure tutélaire de sa famille politique, dont elle a été ministre pendant cinq ans. Mais elle n'a pas fait état de son soutien en sortant de l'entretien.

"Nous avons eu une conversation entre amis, franche et affectueuse", a déclaré la présidente de la région parisienne, se disant "très heureuse de cet entretien" de plus d'une heure dans les bureaux parisiens de l'ancien chef de l'Etat qui était "aussi un moment en famille".

Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on décrit "une discussion approfondie dans un climat très amical et chaleureux". 

Perte de soutiens

Cette rencontre était particulièrement scrutée en raison de signaux jugés inquiétants pour Valérie Pécresse avant un grand meeting à Paris dimanche devant plusieurs milliers de personnes.

Tout d'abord, les ralliements de responsables LR au président Emmanuel Macron se sont succédé cette semaine: l'ancien ministre Eric Woerth, la maire de Calais (nord) Natacha Bouchart puis l'ancienne secrétaire d'Etat Nora Berra, qui ont tous jugé excessive la place accordée à l'immigration dans sa campagne, sous la poussée de l'extrême droite.

Après avoir décollé dans les intentions de vote en décembre à la suite de son investiture, Valérie Pécresse plafonne, loin derrière le président sortant et à la lutte avec les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour pour une place au second tour.

Plus préoccupant encore : le quotidien Le Figaro s'est fait l'écho jeudi de propos sévères prêtés en privé à Nicolas Sarkozy, qui affiche une certaine proximité avec Emmanuel Macron.

"Valérie part dans tous les sens", elle n'a "rien compris à la campagne" et "est inexistante", ou encore "il n'y a pas de dynamique", selon les propos attribués à l'ex-président, qui se serait également ému des fréquentes références à son prédécesseur de droite Jacques Chirac de celle qu'il a fait entrer au gouvernement.

 

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