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Belgique

Présidence des FDF: Olivier Maingain réélu, Bernard Clerfayt déçu

Présidence des FDF: Olivier Maingain réélu, Bernard Clerfayt déçu
08 mars 2015 à 07:12 - mise à jour 08 mars 2015 à 13:222 min
Par Adrien de Callataÿ

S'exprimant dans notre JT de 13 heures ce dimanche, Olivier Maingain est toutefois resté sobre dans sa première déclaration, préférant parler d'un "bel exercice de vitalité démocratique au sein des FDF", plutôt que de se laisser aller à une démonstration de joie.

Le président réélu a ensuite salué le taux de participation des militants - preuve selon lui d'un enthousiasme et d'une volonté de faire progresser le parti - et ses opposants dans cette campagne, Bernard Clerfayt et Christophe Magdalijns, "deux candidats de grande valeur". Ils sont, a-t-il dit, "indispensables à la réussite future du parti".

Les FDF n'avaient plus connu un tel duel pour la présidence depuis 1995, l'année où Olivier Maingain accède à la tête du parti en battant Georges Clerfayt... qui n'est autre que le père du principal adversaire d'Olivier Maingain aujourd'hui: Bernard Clerfayt.

Des critiques prises en compte

Pour le bourgmestre de Schaerbeek, après 20 ans, il fallait tourner la page des années Maingain, le président d'un parti ne peut se comporter en soliste, même s'il est virtuose. "Il doit être le chef d'orchestre" répétait Bernard Clerfayt qui voulait être le candidat du changement. Olivier Maingain celui de l'expérience.

Et, face aux critiques, Olivier Maingain dit qu'il tiendra compte "des points de vue exprimés" durant la campagne. "Si je suis le garant de l'unité du parti, je suis aussi le garant de ce que tout un chacun trouve sa place et son influence au sein du parti, a-t-il commenté. Cela s'est toujours bien passé, et cela se passera encore bien."

Christophe Magdalijns se retrouvait dans le rôle de l'outsider. C'était principalement la façon d'exercer le mandat présidentiel qui opposait les trois hommes. Idéologiquement, il y avait peu de différence entre eux. En revanche, en terme de positionnement, Bernard Clerfayt et Christophe Magdalijns insistaient sur la nécessité pour le parti de se déployer vers d'autres thématiques que le communautaire, cheval de bataille historique du FDF dont Olivier Maingain s'est fait le champion sans concession.

Clerfayt déçu, mais heureux du débat démocratique

Bernard Clerfayt, le principal challenger d'Olivier Maingain dans la course à la présidence du parti, n'a pas caché dimanche sa déception quant à l'issue du scrutin interne qui a vu le président sortant réélu pour un septième mandat successif. "Je suis légitimement déçu mais en même temps très heureux d'avoir ouvert un débat démocratique dans le parti et de lui avoir donné une visibilité" a-t-il déclaré. "Je suis également heureux de la vitalité affichée par les candidats. Je crois que cela ouvre la voie à une évolution dans la gestion du parti à laquelle quelque 40% des électeurs ont montré qu'ils aspiraient".

Plus largement, Bernard Clerfayt a jugé que les FDF avaient donné "une belle leçon de vitalité démocratique à toute la vie politique belge", à côté d'autres formations où "tout est cadenassé".

Indécision pour la présidence de l'aile wallonne

Quant aux présidents régionaux de Bruxelles et et de la périphérie, ils sont également connus : respectivement Caroline Persoons et Christian Van Eyken.

Côté wallons, les militants ont eux dû procéder en fin de matinée à un deuxième tour pour l'élection de celui ou de celle qui présidera l'aile wallonne du parti, a annoncé le président de la commission électorale François Roelants du Vivier. Ils doivent départager les deux candidats (sur quatre) sortis en tête du scrutin: Hugues Lannoy sorti en tête avec 44,7% et Isabelle Noël (34,1%). Geneviève Cordier créditée de 12,8% et Edouard de Wasseige (8,4%) sont hors course.

Réélection de Maingain au FDF

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