Près de 10 000 naissances prématurées par an: fréquentes, mais à ne pas banaliser

Près 10 000 naissances prématurées par an: fréquentes, mais à ne pas banaliser

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17 nov. 2016 à 08:55 - mise à jour 17 nov. 2016 à 08:55Temps de lecture1 min
Par RTBF

Ils sont nés trop tôt, souvent à la surprise de leur parents d'ailleurs... Les prématurés ont leur journée mondiale, c'est ce jeudi. En Belgique, 10 000 bébés sont concernés chaque année, soit 8% des naissances.

Théo est né 5 semaines avant la date prévue à la Clinique Edith Cavell. Sa chambre n’était pas prête. Sa maman non plus.

"C'était très difficile, parce qu'on ne se dit pas du tout 'Ça y est', donc on ne se sent pas du tout prêt, confie-t-elle. C'est un départ différent, un début qui n'est pas classique."

Les naissances prématurées ne sont pas exceptionnelles, mais selon le docteur Dominique Grossman, chef de service au CHIREC, il ne faut pas les banaliser.

"Il y a évidemment toute une inquiétude, tout un stress autour de cet enfant qui naît trop tôt, qui parfois a des problèmes respiratoires, digestifs, infectieux... Donc, il y a vraiment beaucoup de stress."

La médecine a permis d’améliorer la prise en charge des bébés prématurés mais les pratiques évoluent aussi pour les parents. Désormais, le contact parents-enfants… est au cœur de la prise en charge.

"Dans les années 50, les parents voyaient les enfants à travers une vitre, poursuit Dominique Grossman. C'était comme ça, on avait peur des infections, les parents restaient derrière. Mais, maintenant, les services de néonatologie, il est vraiment recommander de les ouvrir 24 heures sur 24 aux parents. On essaye aussi, avec les soins de développement, d'intégrer les parents le plus tôt possible dans le soin des enfants."

Le soutien est considéré essentiel, car, pour que le bébé se porte bien, il faut que les parents se sentent bien. Cela passe par un suivi psychologique, par des groupes de parole ou encore par des capsules vidéos qui détaillent les démarches et les gestes à poser.

Écoutez ci-dessous le reportage de Sébastien Georis et Nicolas Poloczek.

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