Dans le cadre d'une journée spéciale "Les réfugiés et moi", la RTBF a demandé aux internautes à quelles questions ils souhaitaient obtenir une réponse. Cet article répond à une des trente questions les plus fréquemment posées.
Alors que depuis janvier 2015, des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants affluent aux portes de l’Europe, le plan des quotas de l’Union, voté le 22 septembre dernier, prévoit l’accueil de 160 000 demandeurs d’asile par les Etats membres dans les deux années à venir.
Mais pourquoi les réfugiés privilégient-ils l’Europe ? Et surtout pourquoi ne vont-ils pas ailleurs dans le monde, notamment dans les pétromonarchies du Golfe, culturellement plus proches ?
La principale raison est une question de choix, de lois et de circonstances. "Dans toute guerre, les victimes des conflits ont d’abord tendance à chercher refuge dans les zones limitrophes. Cela répond à un instinct de "retour" motivé par l’espoir que cela ne se prolonge pas dans le temps. C’est la raison pour laquelle, les réfugiés syriens se sont majoritairement massés au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak et en Egypte pendant les premières années du conflit", explique Pascal Reyntjens de l’Organisation internationale pour les migrations. "Au fil des ans, avec la dégradation du conflit syrien et l’importance croissante prise par l’organisation terroriste Etat islamique, la crainte de voir s’embraser toute la région a poussé nombreux de ces réfugiés à trouver un lieu où vivre en sécurité et en paix". Et, paradoxalement, malgré la proximité des cultures et des frontières avec les pays du Golfe, il est plus "simple" et aussi plus attirant de rejoindre l’Europe.
