Matière grise

Pourquoi certains sportifs ont-ils l’habitude de crier ?

Maria Sharapova au premier tour de l'Open d'Australie, en 2019

© 2019 Fred Lee

Il n’est pas rare d’entendre un sportif, pourtant très calme lors de ses interviews, se mettre à pousser d’impressionnants cris dans la pratique de son sport. En tennis notamment, les exemples sont légions…

Pourquoi un tel déchaînement ? Faut-il seulement le mettre sur le compte des nerfs qui lâchent ou y a-t-il un véritable intérêt à se laisser aller à des hurlements ? La science s’est penchée sur la question et le cri semble bien avoir plusieurs vertus.

Au niveau physique tout d’abord : le cri permet une meilleure contraction abdominale et augmente ainsi légèrement la puissance de l’athlète. Selon une étude, un hurlement permettrait de gagner jusqu’à 6 km/h sur la vitesse d’une balle de tennis.

Mais les atouts du cri semblent surtout se situer au niveau psychologique. En effet, ce moyen d’expression permet à la fois de décompresser, de se concentrer et de booster sa confiance.

Au karaté, le kiai (ou cri de combat) constitue d’ailleurs un moment crucial où il faut totalement s’impliquer physiquement et psychologiquement afin de libérer toute son énergie.

Enfin, le cri peut aussi être utilisé à fins stratégiques, comme moyen d’intimidation ou pour exaspérer l’adversaire. Au tennis, le record du cri le plus puissant est de 105 décibels !

Des démonstrations sonores qui suscitent régulièrement la polémique sur le terrain, certains joueurs les considérant comme des tentatives peu fair-play pour les déstabiliser, voire comme de la triche pure et simple. Une réglementation de ces hurlements est d’ailleurs à l’étude à la Fédération Internationale de tennis…

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