Tour de France

"Pour mettre Pogacar en difficulté, la clé se trouve dans les étapes de moyenne montagne", Cyril Saugrain débriefe la 7e étape

"Pour mettre Pogacar en difficulté, la clé se trouve dans les étapes de moyenne montagne" : le débrief de Cyril Saugrain après la 7e étape

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08 juil. 2022 à 16:52Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger et Rodrigo Beenkens

Au lendemain de sa prise de pouvoir à Longwy, où il a fait coup double jeudi en enlevant la 6e étape et le maillot jaune, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) a remporté la 7e étape du Tour de France, disputée vendredi sur 176,5 km entre Tomblaine et la Super Planche des Belles Filles, où a été jugée la première arrivée au sommet de ce Tour 2022. Le Slovène l'a emporté devant le Danois Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) et l'autre leader Jumbo-Visma, le Slovène Primoz Roglic.

Un Pogacar dont on a découvert le grand coeur à l'interview d'après-course, parlant de sa famille et du lancement d'une fondation contre le cancer. "C'est un autre côté du coureur qu'on découvre. On sent que c'est quelqu'un de très simple, d'engagé. Il fait les choses par amour, avec son coeur. On ne sent pas le côté bling-bling chez lui, on sent de la sincérité. Ca fait du bien, c'est beau, même si le bling-bling n'est pas très présent dans le cyclisme. Il a gagné en précisant que sa compagne était là, qu'il ouvrait une fondation. C'est un moyen de faire passer un message, quoi de mieux lorsque vous gagnez en haut de la Planche des Belles Filles. Chapeau", a indiqué Cyril Saugrain après l'étape 7.

A défaut de points, Vingegaard a marqué les esprits. Peut-il gagner le Tour cette année ? "Je vais dire oui. Si on tire les bilans suite à l'expérience de l'an dernier, je pense que Vingegaard avait pris quelques secondes à Pogacar. La force viendra de l'équipe, de la stratégie, de la prise de risques et de la prise d'initiatives. Les risques et les initiatives ne devront pas spécialement être pris en montagne. Des étapes de moyenne montagne seront beaucoup plus dangereuses au vu de la faible densité de l'équipe de Pogacar. Il faut regarder les mouvements de course qu'on peut y créer plutôt que de chercher les étapes de montagne où on sait que Pogacar, sans son équipe, il se met devant et trois coureurs suivent, Thomas, Roglic et Vingegaard, sans pouvoir l'attaquer. La clé du Tour se trouve, selon moi, dans les étapes de moyenne montagne pour créer du mouvement et mettre Pogacar en difficulté", a poursuivi notre consultant.

Un Cyril Saugrain un peu agacé par Ineos. "C'est toujours dommage, on a l'impression que cette équipe est venue armée de quatre ou cinq coureurs pratiquement du même niveau... mais ils ne sont pas utilisés à bon escient. Si c'est pour les laisser dans le peloton et ils verront bien, dans les derniers kilomètres, lequel sera le mieux, je trouve que c'est dommage. Ganna est allé devant aujourd'hui, mais ce n'est pas le bon bonhomme. Si il y va, ça aurait dû être avec Pidcock ou Martinez par exemple. Le seul qui doit rester au contact, c'est Thomas. C'est aussi lui qui roulera probablement le mieux sur le chrono final à Rocamadour. Tous les autres doivent prendre des initiatives, essayer d'aller dans des coups. Si ça ne fonctionne pas, on aura au moins fatigué l'équipe UAE. Il faut tenter, pas dans la montagne, mais il faut aller à l'attaque", a suggéré l'ancien coureur pro.

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