Si vous comptez acheter un bien immobilier, il y aura du nouveau dès le mois de janvier. Dès 2022, les banques devront faire appel à un expert avant d'accorder un prêt. Et c'est son estimation qui déterminera le montant alloué aux futurs propriétaires. Cette mesure est destinée à faire face aux prix toujours plus hauts.
Depuis la fin de la pandémie de Covid-19, les prix de vente repartent à la hausse car la demande est forte et les taux d'intérêt bas. Résultat : s'octroyer la maison ou l'appartement de ses rêves nécessite d'avoir un peu d'argent de côté.
Juliette et son compagnon ont entamé les recherches il y a peu et constatent déjà des "prix extrêmement élevés". "Pour notre budget, il va falloir prendre son mal en patience et chercher", déplore Juliette qui multiplie les visites dans l'espoir de trouver le futur nid douillet où s'installer.
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Eviter les défauts des paiement
Et lorsque trouver un bien immobilier se fait difficile, la concurrence est rude comme le constate Bastien Dawans, agent immobilier dans la région d'Embourg. "Pour certains types de biens, quand le prix est bien fixé au départ, c'est vrai qu'on constate une très forte demande, ce qui fait que quand les personnes sont mises en concurrence, n'hésitent parfois pas à faire des offres au-dessus du prix de vente", raconte-t-il.
Face à ce type de pratiques, l'autorité bancaire européenne veut imposer un mécanisme. Pour forcer les acheteurs qui paient un montent plus élevé que la valeur effective du bien à s'acquitter d'un apport personnel plus important. Et pour évaluer le prix du bien en question, elle devra organiser une expertise destinée à évaluer la valeur du bien en fonction de sa taille, de sa localisation ou encore des travaux à faire
"C'est dans l'intérêt de l'acheteur de pouvoir évaluer correctement son prix, de ne pas surévaluer et de pouvoir intégrer notamment le fait que des milliers voir des dizaines de milliers d'euros vont devoir être investis pour mettre en conformité le bien sur le plan énergétique", plaide Rodolphe De Pierpont, porte-parole de Febelfin, la fédération du secteur bancaire en Belgique.
Mais l'objectif premier reste pour les banques d'éviter les défauts de paiement. Une visite d'expert qui ne convainc pas tous les agents immobiliers.