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Port de Bruxelles: deux écluses ont fait peau neuve

Port de Bruxelles: deux écluses ont fait peau neuve
08 sept. 2010 à 11:452 min
Par RTBF

L'objectif de cette rénovation, qui a coûté 2,9 millions d'euros, consistait à mieux intégrer ces élévateurs de bateaux dans leur paysage urbain, et sécuriser le site, notamment grâce à une clôture métallique.

Un sas qui se remplit d'eau et fait monter ou descendre un bateau, en d'autres termes un ascenseur de bateaux: voilà le rôle principal des écluses. Mais ces infrastructures remplissent aussi une mission essentielle pour éviter de fréquentes inondations, en l'occurrence dans le bas de Bruxelles. "Le canal, et les écluses en particulier, servent aussi un peu de bassins d'orage, explique Philippe Mathys, fonctionnaire dirigeant au Port de Bruxelles. Quand il y a des pluies trop importantes, tout ça se déverse dans le canal, et c'est pour ça que Bruxelles ne connaît plus d'inondation dans ces quartiers. Nous ne serions pas là, avec les écluses et le canal, eh bien ce serait très problématique pour les habitants." Claudio Basillini, éclusier à Anderlecht précise: "Nous sommes là pour réguler les niveaux. Donc si Bruxelles n'est pas inondée quand il y a des grosses crues, c'est en grande partie grâce à nous, parce que justement on a un système de vannes, et on gère vraiment le débit de l'eau."

Charles Jonet, nouveau président du Port de Bruxelles, insiste sur le rôle des vannes dans le contrôle des eaux: "la régulation se fait par des vannes. Ils les ouvrent, et le trop-plein des eaux est ainsi régulé, et ce 24 heures sur 24, parce que les précipitations n'ont pas d'heure." En ouvrant les vannes des écluses, le système évite ainsi au centre-ville de se retrouver les pieds dans l'eau à chaque forte pluie.

Après la crise, le trafic fluvial reprend doucement

En outre, ces écluses permettent, bien sûr, le trafic des péniches, mais aussi des bateaux à marchandises. Avec la crise, il y a eu un ralentissement des activités du secteur. Mais un redémarrage se fait sentir, impliquant une augmentation du nombre de bateaux qui peuvent passer par ces écluses. "En principe on parle de 30 à 35 bateaux par jour, déclare Luc Delprat, capitaine du Port de Bruxelles. Il faut compter à peu près vingt minutes par bassinet - donc par éclusage -, ce qui remplit une journée, pratiquement de 6 heures du matin à 19h30. Je dirais donc que chaque écluse peut faire passer en moyenne 30 bateaux par jour. Bon, maintenant, on sent un peu les effets de la crise, on est plutôt vers 20-25. Mais bientôt nous reprendrons notre capacité nominale d'une trentaine de bateaux par jour. Il y a eu en effet une petite stagnation avec la crise économique, mais ça redémarre. On peut compter que nous avons eu une perte estimée entre 12 et 18% suivant les différents secteurs de la navigation fluviale. Maintenant ça redémarre un peu partout. Puisqu'Anvers est notre principal fournisseur de marchandises, nous voyons qu'à partir d'Anvers également ça reprend. Donc on revient aux chiffres de 2008."

Le canal est important en termes de mobilité: un gros bateau de marchandises sur le canal, c'est 50 camions de moins sur les routes bruxelloises.

 

J.-Cl. Hennuy - N. Nahjari

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