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On n'est pas des pigeons

Pommes de terre : l'arrachage en état d'urgence avant le retour de la pluie

Pommes de terre : l'arrachage en état d'urgence avant le retour de la pluie

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28 oct. 2019 à 14:57 - mise à jour 28 oct. 2019 à 14:572 min
Par On n'est pas des pigeons

C’est la course dans les champs en ce moment ! La pluie de ces dernières semaines a retardé l’arrachage des patates, donc les agriculteurs foncent pour récolter le fruit de leur travail, réparti sur 43.000 hectares.

Un travail un peu en état d’urgence avant le retour de la pluie en fin de semaine. Une pluie qui a déjà retardé l’arrachage, rendant l’accès aux champs impossible. Si la météo sèche devait se maintenir, d’ici une semaine au moins 80% des 43.000 hectares en Wallonie devraient être vidés. Daniel Ryckmans, Fiwap : " Les arrachages ont commencé il y a plusieurs semaines. On estime actuellement qu’on est environ à 65% de récolté, ce qui veut dire qu’il y a encore 35% à récolter. Cela devient un peu tardif dans la saison, dans la mesure où on va avoir des gelées nocturnes dans les jours qui viennent. Donc il est urgent de terminer la récolte avant qu’il ne pleuve à nouveau ou qu’il ne fasse plus froid ".

Si les patatiers accusent plusieurs semaines de retard dans la campagne d’arrachage, on ne note pas d’impact sur la qualité des pommes de terre. Pour Daniel Ryckmans, il n’y a pas de problème à ce sujet. " Les qualités sont bonnes. En général, il n’y a pas de problème qualitatif majeur, c’est plutôt bon. Par contre, les quantités sont très variables ".

Différent pour les rendements

En ce qui concerne le rendement, c’est une autre paire de manches. À titre de comparaison, par rapport à l’année passée, les rendements sont meilleurs. Mais par rapport à des moyennes pluriannuelles, les rendements sont inférieurs. Il faut aussi dire que les rendements de ferme en ferme et selon les différentes régions sont très différents. Ces rendements ont un impact sur le prix de la patate, et sur le revenu du coup pour les producteurs. " Les prix tournent grosso modo, aux alentours du coût de production. Par contre, le marché de la pomme de terre est en partie sous contrat et en partie sur le marché libre. Pour les gens qui ont majoritairement des contrats, dans certains cas, s’ils ont des rendements qui ne sont pas tout à fait assez élevés, ce qui est le cas dans une série de fermes, ça va être difficile car ils ne sauront pas livrer les contrats tel que prévu " explique à nouveau Daniel Ryckmans.

Pour ceux qui ne sont pas sur le marché libre, on est dans une situation actuelle où le prix couvre les coûts de production, mais qui ne permet pas au producteur de gagner grand-chose. Sachant que les coups de conservation, eux, ne peuvent être très élevés.

Reste à voir si ces prix relativement bas payés aux agriculteurs le resteront jusqu’à l’arrivée des patates dans l’assiette du consommateur.

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