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Belgique

Pollution: ArcelorMittal devra se mettre en conformité avec la législation

Pollution: ArcelorMittal devra se mettre en conformité avec la législation
14 oct. 2011 à 08:08Temps de lecture1 min
Par Julien Vlassenbroeck

Avec la fermeture de la phase à chaud à Liège, se posent aussi des questions environnementales. Car la sidérurgie pollue l'air et le sol. C’est un fait.

Dans ce cadre, le permis d'environnement dont dispose ArcelorMittal lui impose de réhabiliter le site s'il cesse ses activités (ce qui n'a pas encore été annoncé, le groupe n'ayant décidé d'arrêter que la phase à chaud et disposant encore de l'option de mettre les outils non utilisés à disposition de repreneurs éventuels).

Mais donc en cas de décision d'arrêt total des activités, sans repreneur, ou de destruction des hauts-fourneaux, il existe toute une série d'obligations inscrites dans le décret sol.

Philippe Henry, ministre wallon de l’environnement, l'a encore précisé hier au gouvernement wallon.

Comme nous l’expliquait hier José Verdin, qui suit le dossier pour la FGTB, "le groupe est propriétaire de 200 hectares de terres extrêmement polluées. Pour se mettre en conformité avec la loi concernant la dépollution, cela représentera une ardoise plus que conséquente" pour ArcelorMittal.

Voilà pour ce qui est du sol.

Du coté de l'air cette fois, ce sont les quotas de CO². L'Europe a mis en place un système de "polluer-payeur" pour les industries qui émettent des gaz à effets de serre.

Pour chaque tonne de CO² rejetée, il faut un quota de CO2. Donc une tonne équivaut à un quota.

Dès lors, lorsqu'ArcelorMittal a repris l'activité sur le site, la Belgique lui a alloué des quotas. En l'occurence, 600 000 rien qu'en 2009 pour le Haut fourneau d'Ougrée.

Mais, vu la crise économique, l'activité du site n'a pas généré la pollution attendue, il y a eu moins de rejet et donc il y a surplus de "permis de polluer".

Or il faut savoir que ces quotas valent de l'argent. Dix euros pièce. ArcelorMittal, malgré la fermeture de la phase à chaud, reste propriétaire de ces quotas et va donc pouvoir les vendre à d'autres entreprises qui en ont besoin et retirer un bénéfice.

Sophie Brems et Ju. Vl.