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Plus il y a de supports, plus nous nous informons

Plus il y a de supports, plus nous nous informons
19 févr. 2014 à 10:282 min
Par cbd

Aucun doute la lecture de l’enquête de Médiamétrie sur les nouveaux comportements du public par rapport aux médias : les nouveaux modes d’accès à l’actualité conduisent les gens à s’informer davantage. 91% des personnes de plus de 18 ans s’informent au moins une fois par jour. Et plusieurs fois dans la même journée pour 63% d’entre eux. En cas d’actualité forte, ça vire presque au compulsif : plus d’un quart des gens, 27% se connectent à l’actu au moins une fois toutes les heures.

Ce sont des chiffres qui valent pour 2013 et pour la France, mais ils reflètent des tendances générales. Ils sont en effet la conséquence de deux phénomènes qui s’observent un peu partout. D’abord, la multiplication des appareils mobiles connectés à internet, les téléphones et les tablettes. Et ensuite, la place prise par les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs d’infos.

Conclusion dans Le Figaro de Jamila Yahia Messaoud, directrice du pôle Comportements Médias chez Médiamétrie : aujourd’hui "l'info arrive à l'individu de manière beaucoup plus facile, fréquente et systématique "

Et le public participe de façon active à ce mouvement. Un possesseur de téléphone intelligent sur 4 a programmé la réception d’alertes info et 17% des sondés partagent des actus sur les réseaux sociaux. Résultat : près d’un tiers du public se dit plus informé qu’avant. C’est surtout vrai pour les plus jeunes, les 18 - 24 ans, et ceux qu’on appelle dans le jargon, les CSP+, les catégories socio-professionnelles supérieures.

Plus informés, ça veut donc dire que ça vient en plus des médias traditionnels qui ont toujours la cote. La télé est toujours largement en tête: 82% des gens l’utilisent comme source d’information. On trouve ensuite le poste de radio, 55%, l’ordinateur, 38%, la presse papier 30% le téléphone mobile 14% et la tablette, 5%.

On s’en doute, il y a des variations sur la journée comme le souligne Jamila Messaoud : " Le matin, on veut pouvoir faire autre chose en même temps, d'où l'avantage de la radio. Le midi, le besoin de voir des images se manifeste davantage. Enfin, la soirée serait vue comme plus propice à l'approfondissement. Les chaînes d'infos et les flashs sur Internet répondent parfaitement au besoin de mise à jour rapide en cas d’événement ".

Conclusion : les gens savent désormais parfaitement se concocter une info sur mesure.

Reste à savoir si parce qu’il est plus informé, le public est aussi mieux informé. On appelle ça la question qui tue…

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