Plus de phoques et de marsouins, moins d'hydrocarbures...20 ans après la loi sur le milieu marin belge

Les 20 ans du traité de la Mer du Nord : bilan contrasté

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20 janv. 2019 à 17:57 - mise à jour 20 janv. 2019 à 17:57Temps de lecture2 min
Par Lucie Dendooven

La loi sur le milieu marin a tout juste 20 ans. C'est le principal instrument de protection de la mer du nord et il a joué un rôle pionnier en Europe.  Aujourd'hui la mer du nord, son littoral et sa zone maritime, le saviez-vous, c'est 3500 km2 dont un 1/3 de superficie classée zone Natura 2000. C'est la plus grande réserve naturelle de Belgique. Elle méritait donc une protection appropriée. Mais qu’a apporté cette loi en 20 ans ? Eric Donnay, expert Mer du Nord du SPF santé publique:

 Il y a 20 ans, la pollution aux hydrocarbures était très importante. Elle a fortement diminué voire même quasi disparu aujourd’hui

Des équipes aériennes de surveillance patrouillent désormais en permanence au-dessus du littoral pour prévenir notamment les dégazages illégaux. Notre mer est aujourd'hui plus propre. Un signe qui ne trompe pas : les phoques et les marsouins sont revenus en force sur nos côtes.

Mais aujourd’hui, la zone côtière belge est soumise à de fortes pressions économiques. Depuis 2014, un plan d'aménagement des espaces marins est mis en place dans la partie belge de la mer du Nord. Ce plan vise à combiner les différentes activités qui se déroulent en mer comme par exemple le transport maritime, la pêche et l’aquaculture, l'extraction de sable, les énergies renouvelables et la conservation de la nature. En décembre 2018, un nouveau plan d’aménagement a été approuvé pour la période 2020 à 2026.

Pipeline, exploitation du sable, transport maritime

Mais en pratique, toutes ces activités ne font pas toujours bon ménage. Les zones Natura 2000 n'évitent pas le passage des pipe-line, l'exploitation du sable, le transport maritime, le tourisme et encore et toujours la pêche, une pêche au chalut très destructrice car elle racle le sol et prend tout sur son passage, y compris les espèces de poissons plus petits et impropres à la consommation.

Pour Koen Stuyck, porte-parole du WWF-Belgique, ces pressions doivent cesser et ces zones Natura 2000 doivent être exclusivement des sanctuaires marins. Il ne s’oppose pas, par contre, au développement des parcs éoliens offshore qui ont aussi poussé comme des champignons depuis quelques années au large de nos côtes. Ceux-là, en revanche, sont soumis à un permis environnemental.

Aujourd'hui, les piliers des éoliennes sont le refuge notamment des homards. Depuis peu, les autorités restaurent des bancs de graviers pour la reproduction des raies et des bancs d'huitres, très nombreux jadis au large de nos côtes.

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