Economie

Plus de 40% des travailleurs jugent le niveau d’inclusion modéré à faible au travail

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26 août 2022 à 09:22Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Marine Lambrecht

Quelque 59% des travailleurs belges à l’enquête du groupe IDEWE, en collaboration avec la KU Leuven, et à laquelle ont participé 1.342 répondants, ont déclaré percevoir un niveau élevé d’inclusion, a fait savoir vendredi le service externe pour la prévention et la protection au travail.

"Un chiffre qui est favorable en soi, mais il ne faut pas oublier les 41% restants, pour qui le niveau d’inclusion n’est que 'modéré' ou 'faible'", met en garde Sofie Vandenbroeck, responsable du département Knowledge, Information and Research chez IDEWE.

"Sur un marché du travail moderne, qui vise un bien-être maximal pour les travailleurs, tous les acteurs doivent avoir la même ambition : l’inclusion doit devenir la norme. Clairement, nous n’y sommes pas encore. Ce qui est positif, c’est qu’il n’existe pas d’écart significatif dans l’échantillon entre les répondants hommes et femmes, ni entre les répondants d’âges différents : quel que soit le groupe, le rapport entre "niveau d’inclusion élevé" et "niveau d’inclusion modéré/faible" se situe aux alentours de 60/40", ajoute Mme Vandenbroeck.

 

Des pistes pour aller vers plus d’inclusion

Le groupe IDEWE a constaté dans son étude que d’autres facteurs individuels jouent un rôle dans la perception de l’inclusion, à savoir l’origine ethnique, le handicap et le niveau de formation. "C’est regrettable, car ces aspects individuels ne devraient avoir aucune espèce d’influence sur le bien-être au travail", souligne par ailleurs Sofie Vandenbroeck.

En revanche, la participation, l’implication du supérieur hiérarchique, la communication interne et la présence de procédures correctes et cohérentes sont les aspects qui contribuent à l’inclusion au sein d’une organisation, pointe le service externe pour la prévention et la protection au travail.

"Cela montre aussi que le sentiment d’inclusion au travail peut être renforcé de manière significative en travaillant sur une série d’aspects liés à la culture d’entreprise au sens large. Et inversement, l’inclusion a un impact positif sur les travailleurs et l’organisation. Chez les répondants qui perçoivent un niveau élevé d’inclusion, 91% effectuent des tâches collégiales (écouter, offrir de l’aide, témoigner de l’intérêt) ne faisant pas partie de leur rôle professionnel (contre 71% des répondants qui perçoivent un faible niveau d’inclusion), 90% se sentent très engagés dans le travail (contre 64%), 84% recommanderaient leur organisation comme employeur (contre 48%) et 73% ont l’intention de rester chez leur employeur (contre 37%)", conclut Mme Vandenbroeck.

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