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Belgique

Plus de 20 militaires entassés dans une classe d'école de 40 m2

Plus de 20 militaires entassés dans une classe d'école de 40 m2
30 mars 2017 à 10:501 min
Par Thi Diem Quach

L’opération Vigilant Guardian est en cours depuis plus de deux ans. Une opération qui voit des centaines de militaires déployés dans les rues du pays, une mission de surveillance en renfort de la police. Ces militaires détachés le temps de des rotations logent au plus près possible de leurs lieux d’affectation. Ce matin, la SLFP Défense a rendu une visite à l’Ecole Royale militaire, là où logent de nombreux soldats.

Accompagné du conseil en prévention de la défense, le constat est, selon eux, sans appel. "Nous constatons qu’après deux ans de mission OVG, les moyens et l’environnement de repos mis à la disposition des militaires, qui doit-on le rappeler sont là pour protéger la population, ne sont pas optimaux", commente Boris Morenville, délégué permanent SLFP Défense.

Des salles de cours transformées en dortoir

La SLFP affirme que plus de 24 militaires dorment actuellement dans une classe de 40 m2. "Ajouter à cela, leurs 40 kilos de matériel, leurs armes et leurs coffres personnels. Ça ne fait pas beaucoup de places. Les militaires se plaignent de cet inconfort. Mais ces plaintes ne remontent pas toujours car on est un peu dans une chasse à l’étoile et ces troupes ne veulent pas non plus passer pour des faibles". Et d’ajouter: "Autant dire que les hommes sont moins bien lotis ici en Belgique avec cette opération que lorsqu’ils sont en mission à l’étranger". Une nouvelle classe permettrait de donner plus d’espaces aux militaires, mais cette solution serait difficile à mettre en place pour l’École royale militaire, car cela perturberait le déroulé des cours donnés.

"On fait le maximum"

Du côté de la Défense, on a conscience que les conditions de vie des militaires en opération ne sont pas des plus confortables, ces mauvaises conditions  sont même récurrentes depuis deux ans. "Cette mission OVG reste une opération et on le sait que les conditions sont parfois rudimentaires. Mais nous faisons le maximum pour faire en sorte que les hommes soient le plus proches possible de leur lieu de mission. Dès qu’une information de ce type nous parvient, nous essayons de trouver des solutions rapides et des plus rationnelles possibles", raconte le commandant Olivier Severin, porte-parole de la Défense.

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