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Plus de 2000 personnes à Bruxelles pour le droit à l'avortement

Plus de 2000 personnes à Bruxelles pour le droit à l'avortement
24 mars 2012 à 14:20 - mise à jour 24 mars 2012 à 15:422 min
Par Belga News

Plusieurs associations participaient à l'événement, comme le Centre d'Action Laïque, le Centre du Libre Examen, le Centre Séverine, le Conseil des Femmes Francophone de Belgique, la Fédération des Centres de Planning et de Consultations, etc..."Il faut protéger et garantir la liberté de choix", ont expliqué les porte-parole de la manifestation. "Oui les femmes, on vous aime", ont-ils clamé.

"Le 3 avril prochain, cela fera 22 ans que la loi sur l'avortement existe chez nous. Et il est important de rappeler ce droit d'avorter", a commenté Julia Laot de la Mutualité Socialiste. "Récemment, des groupes d'action qui sont contre l'avortement ont manifesté devant des centres de planning familial. On a l'impression d'être à nouveau face un certain conservatisme. Il ne faut surtout pas régresser et replacer l'avortement dans la clandestinité", a déclaré la porte-parole.

Des centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice de Bruxelles où des stands d'information étaient dressés, samedi.

Après quelques discours, les activistes ont tout doucement formé, samedi vers 15h, un cortège pour se diriger jusqu'au Mont des Arts, lieu de fin de la manifestation. Elle s'est terminée vers 18h dans le calme: "Aucun incident n'a été à déplorer. L'événement s'est tout à fait bien déroulé", a précisé le porte-parole de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles.

Dimanche, c'est au tour des anti-avortement

Ce dimanche et toujours à Bruxelles aura lieu une marche pour la vie. On le voit, le débat fait toujours rage 22 ans après le vote d'une loi qui nous a privés de Roi durant 36 heures.

En 1990, la loi sur la dépénalisation de l'avortement a été à l'origine d'une crise sans précédent en Belgique. Au lendemain du vote de la loi à la Chambre, le Roi Baudouin refuse de la sanctionner. Il évoque une objection de conscience. Le Gouvernement est alors obligé de trouver une parade. Il constate l'impossibilité de régner du Roi Baudouin pendant 36 heures et promulgue la loi à sa place. Une loi qui dépénalise donc l'avortement. En d'autres termes dans certaines conditions, l'avortement ne constitue pas une infraction.

La loi dite Loi Lallemand-Michielsen, du nom de ses auteurs, prévoit ainsi que la femme qui demande l'interruption de grossesse, doit être dans un état de détresse, état laissé à l'appréciation du médecin.

Le médecin devra aussi s'assurer de la détermination de la femme à pratiquer l'IVG et l'informer des autres possibilités qui lui sont offertes. L'interruption doit par ailleurs intervenir dans les douze semaines qui suivent la conception. Au-delà du délai de douze semaines, l'IVG ne pourra être pratiqué que pour des raisons médicales bien définies.

Certains défenseurs du droit à l'avortement estiment que la dépénalisation est aujourd'hui menacée mais à l'heure actuelle, aucune initiative parlementaire ne vise à modifier cette loi de 1990, résultat d'un long combat débuté dans les années 70.

RTBF avec Belga

Droit à l'avortement

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