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Sous couverture

Plongez dans les univers de ces livres cinématographiques

Nous sommes au deuxième chapitre de Sous Couverture en compagnie de Lucas Belvaux et Alexandre Valassidis. Au menu du jour : une chasse à l’homme, Stranger Things et un couple contemporain Entre autres !

Lucas Belvaux pour “Les tourmentés", Ed. Alma, 2022

Thierry Bellefroid et Lucile Poulain accueillent le réalisateur, acteur et scénariste belge, Lucas Belvaux, qui se lance pour la première fois dans l’écriture d’un roman. Et qui fait fort avec son thriller psychologique à l’intrigue singulière : une confrontation entre des êtres déchirés par l’angoisse, marqués par des scènes de guerre et les tumultes de la vie.

"Les Tourmentés" (Editions Alma) est une chasse à l’homme trépidante, avec en son centre, une veuve passionnée de chasse qui décide de s’attaquer au seul gibier qu’elle n’a pas encore traqué : l’homme. Elle demande à Max, son homme à tout faire de lui trouver la proie idéale. Celui-ci recontacte Skender, un ancien frère d’armes vivant en marge de la société. N’ayant plus rien à perdre, il accepte…

Alexandre Valassidis pour “Au moins nous aurons vu la nuit”, éd. Scribes, 2022

Un roman émouvant et hypnotique sur la rencontre de deux êtres qui cherchent désespérément à habiter le monde.

Un jeune homme, Dylan, disparaît dans des circonstances mystérieuses. S’agit-il d’une fuite, d’une fugue, d’un meurtre ? Pour combler cette absence, le narrateur retrace ce qu’il sait de Dylan et raconte les heures qu’ils ont passées tous les deux à errer au coeur de la nuit, ce qui a peu à peu scellé leur amitié.

La “Book-Box” de Lucile Poulain : "Le pop-up à l’envers : Stranger Things" Matthew Reinhart – Ed. Huginn & Muninn, 2022

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Si vous n’avez pas passé l’été dans une grotte, vous avez forcément entendu ce morceau de Kate Bush à la radio, dans les centres commerciaux, sur les plateaux télé… Je vous rassure, on n’a pas fait de bond dans le temps qui nous aurait ramenés en 1985 au moment de la sortie du single… L’heureux coupable, c’est la série fantastique Stranger Things !

Sans spoiler quoique ce soit, si vous ne le saviez pas déjà, la chanson de Kate Bush apparaît sur la bande-son de la saison 4 de cette série au succès incommensurable, sortie il y a quelques mois.

Et puisque dans Book-Box il n’y a jamais de littérature sans musique, ni de musique sans littérature, sachez que depuis quelques jours, le tout premier livre pop-up à l’effigie de Stranger Things est disponible, en édition limitée s’il vous plaît !

C’est ce qu’on appelle un objet fan, clairement, c’est évidemment un moyen de faire du zèle autour de la série devenue culte depuis 2016, mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est sublime, c’est une manière de se replonger dans ce que les personnages appellent "le monde à l’envers", avec leurs quartiers, les monstres qui y répandent la terreur sans oublier les grands lieux de batailles entre les personnages, des ados attachants, et leurs ennemis…

La chronique de Michel Dufranne : Colin Niel avec "Darwyne", Ed. Rouergue/Noir, 2022

Darwyne Massily, un garçon de dix ans, légèrement handicapé, vit à Bois Sec, un bidonville gagné sur la jungle infinie. Et le centre de sa vie, c’est sa mère Yolanda, une femme qui ne ressemble à nulle autre, bien plus belle, bien plus forte, bien plus courageuse. Mais c’est compter sans les beaux-pères qui viennent régulièrement s’installer dans le petit carbet en lisière de forêt. Justement un nouvel homme entre dans la vie de sa mère : Jhonson, un vrai géant celui-là. Et au même moment surgit Mathurine, une employée de la protection de l’enfance. On lui a confié un signalement concernant le garçon. Une première évaluation sociale a été conduite quelques mois auparavant par une collègue qui a alors quitté précipitamment la région.

La chronique d’Odile Vanhellemont : “Le cercle des rêveurs éveillés” d’Olivier Barde-Cabuçon, éd. Folio policier, 2021

Bienvenue dans le Paris bourgeois des années folles, un melting-pot artistique, politique, festif et empreint de liberté.

Joséphine Baker fait un tabac et on se met de la cocaïne plein le nez pour danser le Charleston jusqu’au bout de la nuit. Et au milieu de tout ça, un suicide.

Gabriel de la Biole n’a laissé derrière lui qu’une énigmatique note en lettres de sang : " Cette nuit, j’ai rêvé que je tuais quelqu’un, quand je me suis réveillé, j’ai réalisé que c’est moi que j’avais tué ".

Sauf qu’à l’hypothèse du suicide, son psychanalyste n’y croit pas. Et le Docteur Alexandre Santaroga est bien décidé à mener sa propre enquête. Il s’associe ainsi avec une jeune immigrée russe sans le sou, pour infiltrer le très sélect Cercle des rêveurs éveillés, dont notre suicidé était membre.

La chronique de Gorian Delpâture : "Forrest Gump " de Winston Groom, éd. Totem, 2022

Je m’appelle Forrest Gump et je suis pas malin. C’est pour ça que m’man se faisait du souci pour moi et qu’elle m’a mis dans cette école spéciale. Et là, je vous dis pas. Tous des baveux, des qui font des grimaces, qui poussent des cris d’animaux. Je suis peut-être pas Einstein, mais quand même… N’empêche que je me suis retrouvé à l’université. Après, ça a été l’armée. Et puis après… Après, c’est toute une histoire !

La chronique surprise : Sandrine Kiberlain, avec “Les liens sacrés du mariage”, de Franck Courtes, éd. Gallimard, 2022

" On peut s’aimer, s’en faire une fête, s’en vanter, l’afficher, croire qu’on a découvert le secret du bonheur, un jour les rouages se grippent. "
Les quatorze histoires qui composent ce recueil forment autant d’épisodes liés par deux thèmes communs : l’insoluble question du bonheur dans l’amour et le crépuscule de la passion. Dans cette anthologie du couple contemporain, des hommes et des femmes se débattent avec des sentiments trop grands pour eux. Inattendu, quiproquos et humour s’invitent dans le ballet qui se joue entre ces êtres qui s’attirent, s’affrontent, se blessent et se reconstruisent.
Saisissant avec brio l’essence d’un couple, d’un désir, d’une impossibilité, Franck Courtès confirme ici son talent de nouvelliste.

La chronique de fin de Thierry Bellefroid, "La vie me fait peur", de Didier Tronchet et Christian Durieux, éd Futuropolis, 2022

Paul, la trentaine désinvolte, est face à sa femme Vivien. Elle vient de le licencier de sa propre entreprise et pourtant Paul ne se révolte pas. Comme si cet événement était l’aboutissement d’un long processus qui lui avait échappé. Paul se remémore alors son enfance, partagée entre l’insouciance d’un père inventeur, capricieux et séducteur, têtu et attendrissant et la rigueur morale de sa mère, ennemie du gaspillage, anticipant toujours le malheur de peur d’être surprise par lui. De cette époque, Paul a gardé l’impression que, dans la vie, tout n’est que dérision, fausse moustache et vanité. Jusqu’au jour où sa mère meurt dans un accident de voiture alors même que la dernière invention de son père connaît enfin le succès. Alors que son père sombre dans la dépression, Paul part, en laissant tout derrière lui… avec la sensation qu’il doit enfin exister par lui-même…

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