Plantes invasives: à ne jamais jeter au parc à conteneurs

Fallopia-Japonica(Staude).jpg / la renouée du Japon

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13 août 2018 à 05:39 - mise à jour 13 août 2018 à 06:48Temps de lecture1 min
Par Charlotte Legrand

Très présente dans les jardins, la renouée du Japon figure parmi les plantes invasives les plus coriaces. L'arracher, la brûler ne permet pas d'en venir à bout. Parfois même, vouloir agir se révèlera...pire que mieux. Quelques conseils pour éviter la propagation à grande vitesse de cette plante invasive, et d'autres du même acabit.

"Ah, la renouée du Japon... c'est compliqué en effet", reconnaît Hugolin Martin, coordinateur adjoint au Contrat rivière de la Haine (Mons). "Il n'existe pas de méthode totalement efficace pour l'éradiquer. Ce que l'on préconise dans ce cas, c'est de ne pas y toucher. L'arracher et la déposer dans un endroit sain risque de favoriser sa propagation". Dans certains cas, il arrive que l'on pratique le fauchage malgré tout. "Si l'opération est répétée, cela peut en effet épuiser la plante. Une autre technique est de recourir à des chèvres...", sourit le jeune homme.

Hugolin Martin, coordinateur adjoint Contrat Rivière de la Haine

Le Contrat Rivière de la Haine organise des campagnes d'arrachage d'une autre plante invasive, appelée la balsamine de l'Himalaya. "Celle-là est très facile à arracher. Ensuite il faut la faire sécher dans une zone non inondable. Pareil avec la Berce du Caucase. Si nous conservons en milieu humide le produit de nos arrachages, les plantes risquent de se reproduire. Une autre façon de les stocker est d'utiliser des big bags, ou de brûler les plantes."

Dans tous les cas, un réflexe est à bannir : "Surtout, ne pas aller au parc à conteneurs ! Si vous jetez par exemple des renouées du Japon parmi d'autres déchets verts, tout va être composté. Des rhizomes risquent de se développer dans ce compost, et favoriser la dissémination, ensuite, des plantes invasives, chez d'autres particuliers, dans des espaces verts etc". 

Balsamine de l'Himalaya
Balsamine de l'Himalaya © Wikimedia

En cas de doute, prenez contact avec la commune, le Contrat rivière, ou le parc naturel le plus proche. Des personnes compétentes devraient pouvoir vous renseigner. "Il n'est par exemple pas toujours facile d'identifier clairement la plante. Comme la berce du Caucase est dangereuse, beaucoup de gens pensent l'avoir dans leur jardin et nous contactent. Il s'agit souvent de la berce commune, une cousine de la berce du Caucase mais tout à fait inoffensive".

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