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Place aux femmes dans l'espace public

En cette journée internationale des droits des femmes, vous nous parlez d’un projet qui tient à cœur à Bruxelles Environnement. Femmes au parc est une initiative menée avec l’association Garance pour que les femmes se réapproprient l’espace public, et en l’occurrence les parcs de la capitale.

Tout est parti d’un constat: les femmes sont moins nombreuses que les hommes à investir les parcs, à y pratiquer du sport, à s’y délasser. Il y a plusieurs explications : le fait que l’espace public et les parcs ont été conçus souvent par des hommes pour des hommes, au niveau des aménagements notamment.  Un seul exemple : quand on installe des terrains de sport, ce sont souvent des terrains de football. Les femmes ont aussi moins l’occasion que la gente masculine d’en profiter car elles ont des emplois du temps généralement plus chargés.

Un parc pilote

Le projet va commencer prochainement dans le parc Ligne 28 situé à cheval entre la ville de Bruxelles et Molenbeek. Un important travail de sensibilisation va être réalisé. Une formation sera proposée dans un 1er temps à une trentaine de personnes : des gardiens, des gestionnaires et des aménageurs de parcs. Car tout commence par un aménagement adéquat des espaces verts, de telle manière que chacun se sente à l’aise, puisse profiter des infrastructures sportives notamment et se sentir en sécurité. Et là, la luminosité et la visibilité sont notamment importantes.

1er volet du projet

Des marches exploratoires ont été organisées dans 5 parcs de Bruxelles avec des femmes. Elles ont été invitées à relever les éléments insécurisants. Par ailleurs, diverses actions ont été réalisées afin que les femmes s’approprient ces espaces, comme s’initier au vélo ou encore au football.  Une analyse a été faite, ce qui a permis de faire plusieurs recommandations.

Plus de femmes sur le terrain 

Un autre levier d’action, c’est la féminisation des fonctions de terrain comme celles de gardien de parc et de jardinier. C’est un défi que Bruxelles Environnement veut relever. Aujourd’hui, il y a un peu plus de 14% de femmes parmi le personnel de terrain. C’est déjà une évolution positive. Mais s’il y a davantage de femmes qui travaillent dans les espaces verts, il y a fort à parier que cela aura aussi un impact sur la fréquentation de ces lieux.

Multiplier les axes d'action

Il faut agir sur plusieurs niveaux. Le recrutement : la manière dont les offres d’emploi sont rédigées est importante.  Par exemple : on explique davantage les attentes. Au lieu de signaler qu’il faut une excellente condition physique, on explique qu’il faut être capable de marcher de nombreux kilomètres.

Essayer de penser à tout 

Féminiser, ce n’est pas simplement engager des femmes, c’est tout le reste. Les équipements sont repensés, notamment les vêtements qui sont adaptés à la morphologie de la gente féminine. Pour toutes les nouvelles constructions accueillant des gardiens ou des jardiniers, 20% des vestiaires sont dédiés aux femmes. Un important travail d’intégration doit aussi être réalisé. Les mentalités doivent évoluer. Et puis dans le cadre de cette collaboration avec l’asbl Garance, une formation de self-défense sera proposée aux gardiennes de parc, avec des techniques spécifiques pour qu’elles puissent mieux se positionner en cas d’agression verbale et se défendre.

Chaque lundi, retrouvez les bons plans et infos utiles de Pascale Hourman, porte-parole de Bruxelles Environnement dans Vivre Ici Bruxelles entre 14h et 16h.

 

 

 

 

 

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