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Piqûres administrées à l’insu des fêtards : y a-t-il matière à s’inquiéter ?

28 avr. 2022 à 21:01Temps de lecture2 min
Par A.D. avec S.F.

Après le phénomène de la drogue versée dans les verres lors de soirée en Belgique, faut-il s’inquiéter au sujet des piqûres administrées à l’insu des fêtards ? Ce type de récits nous parviennent essentiellement de Grande-Bretagne et, récemment, de France.

Une jeune nantaise nous montre la marque de piqûre qu’elle a découverte peu après une sortie. "J’avais bu un peu d’alcool mais vraiment pas grand-chose. Pourtant, je ne m’étais jamais sentie comme ça," explique-t-elle. "C’est vraiment le samedi matin que j’ai remarqué que j’avais une marque de piqûre dans le haut de la cuisse."

Des agressions sexuelles sont parfois rapportées mais les mobiles restent très souvent obscurs. Des dizaines de plaintes ont pourtant été enregistrées dans plusieurs villes, dont Béziers.

"On ne sait pas encore s’il y a administration d’une substance, qu’elle soit nuisible ou pas d’ailleurs", explique Raphaël Balland, procureur de Béziers. "La seule quasi-certitude, c’est qu’il y a bien eu une piqûre. Des analyses sont en cours pour déterminer s’il y a eu injection d’un produit et, le cas échéant, quel produit".

Et en Belgique ?

En Belgique, les autorités n’observent actuellement pas de phénomène similaire. Mais un témoignage a récemment été porté à l’attention de la police bruxelloise.

"On est arrivé à 22H à une soirée et à un moment, mon ami m’a dit 'j’ai l’impression que je me suis fait piquer'. Je lui ai proposé de sortir de la salle. Ce n’était pas comme les effets de l’alcool, mais c’était une manière de se comporter différente et ne pas se sentir bien", témoigne un jeune. Les deux amis se sont présentés à l’hôpital et prennent aujourd’hui un traitement préventif contre le sida.

"En discutant avec la personne, on va voir s’il y a une indication ou pas de donner un traitement", explique Agnès Libois, infectiologue à la clinique CHU Saint-Pierre. "Le risque de transmission est extrêmement faible dans cette situation mais on peut quand même discuter au cas par cas", ajoute-t-elle. "On peut faire un test de départ et un test de contrôle pour vérifier qu’il n’y a pas eu de souci."

La présence éventuelle de substances dans le sang est également vérifiée, avec la difficulté que certaines deviennent rapidement indétectables, comme le GHB bien connu aujourd’hui pour être versé dans les verres lors de soirées.

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