RTBFPasser au contenu

Societe

Pilule de 3ème génération: nouvelle plainte contre Bayer

Pilule de 3ème génération: nouvelle plainte contre Bayer
14 janv. 2013 à 16:51 - mise à jour 14 janv. 2013 à 17:412 min
Par AFP

"Une gynécologue, que je consultais pour la première fois en décembre 2011 après un déménagement, m'a prescrit la pilule 'Yaz', supposée plus adaptée car ma précédente pilule, de deuxième génération, me donnait des maux de tête", a expliqué à l'AFP Mylène Adam, une VRP qui vit en Meurthe-et-Moselle.

La plainte a été déposée devant le parquet de Bobigny pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine".

Le 3 juillet dernier, la jeune femme a ressenti de vives douleurs cérébrales, suivies le lendemain de convulsions. Les médecins ont conclu à une thrombophlébite, un accident vasculaire cérébral dû à un caillot dans le cerveau.

"Le seul argument étiologique est la prise d'une contraception", a estimé dans un rapport d'hospitalisation son neurologue, qui note "l'absence d'histoire familiale de thrombose" et rejette l'hypothèse d'une "maladie de système".

La jeune femme n'a quasiment aucune séquelle physique, mais "veut se battre pour toutes celles qui sont plus lourdement handicapées que moi".

Elle affirme que ni sa gynécologue, ni son pharmacien ne l'ont mise en garde contre les effets secondaires de la pilule "Yaz", dont elle a trouvé mention sur la notice a posteriori.

"Si je peux empêcher quelqu'un de prendre une pilule de 3ème ou 4ème génération, tant mieux. J'en veux au laboratoire, qui préfère faire du business que la santé des patients", a encore expliqué Mylène Adam.

Son avocat, Me Jean-Christophe Coubris, a indiqué à l'AFP avoir été contacté par 300 victimes, dont sept sont décédées. "Des dizaines de plaintes vont être déposées dans les prochains jours", a-t-il indiqué.

Toutes les actions visent conjointement les laboratoires d'une vingtaine de pilules de 3ème génération mises en cause et le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des médicaments, basée à Bobigny.

"J'espère qu'il ne faudra pas attendre un procès pour obtenir la suspension de la commercialisation de ces pilules", a exhorté l'avocat, qui salue toutefois "l'acceptation (par les pouvoirs publics) de l'idée qu'il y ait un problème".

"La préoccupation des victimes, c'est qu'il y ait une réaction", a-t-il encore indiqué.

En décembre, une première plainte avait été déposée par une jeune femme, Marion Larat, handicapée à 65% après un AVC, au parquet de Bobigny.


AFP

Articles recommandés pour vous