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Piétonne renversée par la bourgmestre de Somme-Leuze: le tribunal désigne un expert

Le 16 juillet 2020, une Marchoise de 84 perdait la vie après avoir été renversée par une voiture alors qu'elle traversait le boulevard urbain (illustration).
06 juil. 2022 à 10:49Temps de lecture1 min
Par Belga édité par X.V.O

Condamnée en octobre dernier pour avoir mortellement renversé une piétonne de 84 ans le 16 juillet 2020 à Marche, la bourgmestre de Somme-Leuze, Valérie Lecomte, avait interjeté appel. La défense dénonçait une violation des droits de la défense et réclamait l'irrecevabilité des poursuites. Mercredi, le tribunal correctionnel de Marche-en-Famenne a ordonné la désignation d'un expert.

Le 16 juillet 2020, une Marchoise de 84 perdait la vie après avoir été renversée par une voiture alors qu'elle traversait le boulevard urbain pour rejoindre sa maison de repos à Marche-en-Famenne. Au volant de la voiture se trouvait la bourgmestre de Somme-Leuze. 

Condamnée en octobre dernier à 4 mois de prison pour homicide involontaire, l'élue namuroise avait choisi d'interjeter appel. Elle reconnaissait son implication dans l'accident mais contestait sa responsabilité. Tout l'enjeu du procès consistait à déterminer si la victime se trouvait sur le passage piéton au moment de l'impact ou si elle traversait en dehors du passage clouté, comme le soutient Valérie Lecomte depuis les premiers jours de l'enquête. 

S'appuyant notamment sur le témoignage d'une automobiliste, le tribunal de police en était arrivé à la conclusion que la victime se trouvait bien sur le passage piéton et qu'elle ne constituait dès lors par un obstacle invisible. 

La défense estimait que le premier juge avait bafoué la présomption d'innocence en ne fondant son jugement sur aucune expertise technique. Le parquet avait également interjeté appel, mais seulement pour contester la légalité du premier jugement, ce dernier ne mentionnant pas l'obligation pour la prévenue de repasser les différents examens en vue de réintégrer le droit de conduire. 

Saisi sur appel, le tribunal correctionnel de Marche a finalement ordonné la désignation d'un expert. Le dossier est reporté au 9 février prochain.

 

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