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Belgique

Photovoltaïque: "Il y avait une autre solution" selon Willy Borsus

Photovoltaïque: "Il y avait une autre solution" selon Willy Borsus
22 mars 2013 à 07:49 - mise à jour 22 mars 2013 à 08:072 min
Par Céline Biourge

Selon Willy Borsus, le marché des certificats verts a bien fonctionné pendant plusieurs mois avant que les gens ne recourent à la garantie Elia. "Cela fonctionnait bien car on avait un équilibre du marché. La solution passe par le fait de revisiter, de rediscuter du soutien à l'ensemble des filières, en ce compris à la filière éolienne qui, je le rappelle, produit beaucoup plus de certificats verts que le photovoltaïque. Et étonnement, pour des raisons strictement d'intégrisme démagogique, le gouvernement n'y touche pas. Même aujourd'hui où on est dans une situation de crise".

Et d'ajouter : "Il y avait, je le dis aux gens, une autre solution qui, d'une part, n'impactait pas la facture des consommateurs, et d'autre part, ne rompait pas ce contrat de confiance avec les gens".

En d'autres mots, il n'aurait pas touché au mécanisme de soutien au photovoltaïque, mais aurait diminuer celui du grand éolien.

"Pour dégonfler cette bulle de 2,5 milliards, je rappelle que c'est une bulle qui s'étale jusque 2020, la bulle n'est pas aujourd'hui sur la table, il suffit de rééquilibrer l’octroie des certificats verts entre les filières et de pouvoir ainsi permettre au marché de fonctionner à nouveau normalement", précise-t-il.

"Le gouvernement avait promis, le gouvernement a trahi"

Le député MR parle aujourd'hui de "rupture de confiance" avec "des conséquences terriblement négatives" pour le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises.

Il demande au gouvernement "une commission spéciale urgente au parlement de manière à faire la lumière sur l'ensemble des ces informations".

Pour lui, l'erreur n'est pas d'avoir soutenu le photovoltaïque mais de ne pas avoir réagi assez vite sur le marché des certificats verts et "de ne pas avoir mesuré que le système commençait à s'emballer".
 
Et d'expliquer que les ministres André Antoine et Jean-Marc Nollet ont décidé d'anticiper la délivrance de 40 certificats verts dès le moment où l’installation était en fonction. "En faisant ce mécanisme qui accélérait la délivrance des certificats verts, on a tout simplement contribué à créer fortement la bulle que l'on essaie aujourd'hui de combattre".

Comment vérifier l'amortissement d'une installation ?

"La communication du gouvernement d'hier ne correspond pas à la réalité", ajoute-il, "le système s'arrête donc dès l'instant où on considère l'installation amortie. Est-ce que vous savez me dire comment on va vérifier 100 000 installations et considérer quand elles sont ou non amorties avec l'ensemble des éléments techniques ? J'ai calculé qu'en engageant 50 personnes demain, il faudrait plus de deux ans pour examiner l'ensemble de ces dossiers. L'ensemble de cette mécanique étant à la charge de nouveau du contribuable".  

En d'autres termes, le gouvernement "bricole". Willy Borsus s'attend d'ailleurs à de un certain nombre de recours : "Les gens vont plaider leur cause, c'est légitime, c'est leurs droits".

"Je ne comprends pas comment le gouvernement est aveugle à ce point. Il gère déjà très mal le photovoltaïque et il poursuit sa fuite en avant sur l'éolien", critique-t-il en précisant que "pour l'éolien, on parle de 56 millions de certificats verts".

Et de conclure : "Le fait d'être les meilleurs élèves de la classe a un coût cher et vilain pour les gens. Des gens qui viennent de se voir brutalement présenter la facture".

 

C. Biourge

Photovoltaïque: le MR réagit

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