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Philippe Clay a la clef du succès dans toutes les disciplines de la scène

17 mars 2022 à 13:54Temps de lecture2 min
Par Viva+

Le chanteur et acteur français, Philippe Clay est de passage à Bruxelles pour y présenter son nouveau spectacle. Une équipe de l’INR l’interrompt en pleine répétition pour en connaître davantage sur l’artiste et son spectacle, une one man show, genre que l’interprète de "Julie la rousse" ou de "Cigarettes, whisky et petites pépées" apprécie plus particulièrement, non pas par égoïsme ou nombrilisme mais parce qu’il permet de toucher à toutes les disciplines de la scène.

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Philippe Clay est né Philippe Mathevet, le 7 mars 1927 à Paris. Pendant la seconde guerre mondiale, sa famille s’installe en Auvergne. Philippe s’engage dans le maquis et rejoint l’armée française. C’est là qu’il se découvre des talents de comique alors qu’il amuse ses copains de chambrée. A la libération, il veut en faire son métier. Sa mère qui croit en son fils l’inscrit au Conservatoire d’Art dramatique où il se perfectionne dans l’art du mime et dans le chant. Il va aussi jouer quelques pièces au Théâtre Chaillot sur la place du Trocadéro. C’était sans compter sur ses amis qui l’inscrivent en 1947, à son insu, à un concours de chant amateur dans un bar parisien, compétition qu’il remporte haut la main et qui l’amène à s’envoler pour l’Afrique. Il y chante pendant un an les chansons de son répertoire dont plusieurs écrites par un auteur alors encore inconnu du public, Charles Aznavour. De retour en France, il se produit dans les cabarets et fréquente les caves de Saint-Germain-des-Prés comme Daniel Gélin ou Reggiani . Il y côtoie Prévert, Vian et Gainsbourg. Le réalisateur, Jean Renoir le remarque et le fait jouer dans " French cancan ", film dans lequel il incarne Valentin le désossé.

De 1957 à 1962, il passe quatre fois sur la scène de l’Olympia (Brel assurera sa première partie en 1958). En 1964, il réalise quelques duos avec Gainsbourg. On le voit aussi dans le film de Jean Delannoy " Notre-Dame de Paris " aux côtés d’Anthony Quinn et de Gina Lollobrigida. Il y interprète Clopin, le chef de la Cour des miracles. Mais côté chanson, l’ère des yé-yé lui fait de l’ombre et l’artiste connaît une traversée du désert. Au début des années 70, il renoue enfin avec le succès avec des tubes écoulés à plusieurs millions d’exemplaires, " Mes universités " ou encore " La quarantaine ". Il est aussi l’interprète du générique de la série " Les brigades du Tigre ", " La complainte des Apaches ". En 1975, il fait partie de la troupe de la comédie musicale, d’Eddy Marnay " Monte Cristo " avec des compositions de Michel Legrand. Il joue au théâtre " Visites à Mister Green " et dans " L’escale ". Il apparaît dans des téléfilms : " Le comte de Monte-Cristo " ou " Le chevalier de Pardaillan ". Bref, l’artiste interprète de " Julie la rousse ", de " Cigarettes, whisky et petites pépées ", a touché à tout dans sa carrière. A son actif, la chanson, le seul en scène, la comédie musicale, l’opérette, le théâtre, le cinéma et la télévision. Philippe Clay s’est éteint le 13 décembre 2007, le jour de la signature du traité de Lisbonne…Et ce n’était pas un vendredi mais un jeudi.

 

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