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Petits, jolis, thérapeutiques : les poneys Shetland ont la cote avec la pandémie

Petits, jolis, thérapeutiques : les poneys Shetland ont la cote avec la pandémie.
02 oct. 2021 à 07:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Petits, jolis et thérapeutiques, les poneys Shetland ont vu leur cote monter pendant la pandémie. A quelques jours de la vente aux enchères annuelles qui se tient dans l'archipel écossais éponyme, les éleveurs espèrent renouer avec les prix record de l'an dernier.

Les prix à la vente multipliés par 10 !

"Les gens n'ont pas pu partir en vacances, ils avaient accumulé de l'argent, alors certains l'ont dépensé en achetant un poney", explique Sheena Anderson, présidente de l'Association des éleveurs de poneys Shetland.

La demande fluctue mais l'an dernier, les prix ont atteint des records, à plus de 3.000 livres (3.500 euros) pour un poney.

Des prix jamais vus alors que certains ne se vendent pas plus de quelques centaines de livres lors des mauvaises saisons.

Sheena a mis deux bêtes en vente cette année. "Il faut qu'ils aient belle allure, la queue, la croupe, la crinière... C'est comme un concours de beauté", explique-t-elle en caressant Dester, un miniature beige d'à peine un mètre de hauteur.

Ce qui distingue les poneys Shetland, connus dans le monde entier ? "Ils sont petits, plus faciles et moins chers à entretenir que les plus grands chevaux, très forts pour leur taille... Et ils sont mignons", énumère Sheena.

Les éleveurs sont souvent des éleveuses

Mais pour Sheena, les poneys font partie intégrante de la culture des îles Shetland. Partout, sur les collines battues par les vents de l'archipel ou sur les plages au sable blanc et aux eaux turquoises, on les voit brouter paisiblement ou ébrouer leurs crinières, comme chez Elaine Tait.

Cette fille d'éleveurs est tombée amoureuse de ces tout petits chevaux quand elle était petite. A cinq ans, elle raconte avoir harcelé son père ("Je veux un poney, je veux un poney, je veux un poney !") jusqu'à obtenir gain de cause. Elle a eu le deuxième à dix ans, gagné des concours hippiques...

Aujourd'hui, en marge de l'affaire familiale, elle a fondé sa propre école d'équitation pour enfants et une société d'activités pour touristes, la Shetland Pony Experience.

Parmi la centaine d'éleveurs de l'archipel, on compte beaucoup de femmes. "J'imagine que la profession était plus masculine avant mais les femmes ont toujours été impliquées", notamment parce que les hommes s'occupaient des fermes ou travaillaient ailleurs, explique Carole Laignel, vice-présidente de l'Association des poneys Shetland.

Des bêtes de somme devenues "animaux de thérapie"

Leur petite taille serait due à leur adaptation au climat rude de ces îles de l'extrême nord du Royaume-Uni, proches de la côte norvégienne. L'hiver venu, l'herbe se fait rare et seules les plus petites carrures parvenaient jadis à survivre.

Cela fait d'eux des chevaux très forts pour leur corpulence et il y a un siècle, ils étaient utilisés dans l'agriculture ou les mines de charbon. Aujourd'hui, on les achète pour les montrer dans des concours, pour des courses hippiques, pour son propre élevage ou comme animal de compagnie, voire de "thérapie".

Libby Morrison, thérapeute, explique sur son site internet que "les interactions entre humains et chevaux sont bénéfiques pour ceux qui souffrent d'anxiété, de dépression, de syndrome post-traumatique ou d'autisme" et dit travailler avec "pour facilitateurs des poneys Shetland élevés dans l'archipel".

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