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Pertes d'emplois à la SNCB: Jacqueline Galant refuse de donner des chiffres

Pertes d'emplois à la SNCB: Jacqueline Galant refuse de donner des chiffres
06 janv. 2016 à 07:49 - mise à jour 06 janv. 2016 à 07:492 min
Par J.C.

Le réseau ferroviaire belge est à l’arrêt pour deux jours, suite à une grève de 48 heures décrétée par les syndicats francophones. Ceux-ci réclament le maintien d’un nombre minimum d’agents. La ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR), invitée ce matin sur La Première, a refusé de donner des chiffres concernant les suppressions d’emplois. Elle dit vouloir rassurer les syndicats : le statut des cheminots n’est pas visé.

Il ne faut pas s’attarder sur des chiffres…

"Ce n’est pas une question de travailleurs. Il y a un mauvais débat. Les cheminots ont peur par rapport à leur statut, mais on n’y touche pas. On veut juste faire du nettoyage, nettoyer des anomalies. Par exemple, il y avait des heures de récup qui étaient générées pendant des congés… Ce n’est pas normal !", précise Jacqueline Galant. Mais qu’en est-il des pertes d’emploi avancées par les syndicats ? "Il y aura 35% de départs naturels d'ici 2019 : on ne parle pas de licenciements ! Il ne faut pas s’attarder sur des chiffres…" Pas de précision donc sur le nombre de ces départs qui seront ou non remplacés.

Et d’attaquer les syndicats. "Il y avait une proposition très concrète de la part du gouvernement, nous allions envoyer un conciliateur s’il y avait une levée du préavis. Et ça n’a pas été le cas. Je me demande si on défend des acquis ou un service public, au service du client… Aujourd’hui nous n’avons que des plaintes par rapport à la qualité, sur les retards, le manque de place, la propreté…".

Moi en tant que ministre je suis triste quand les trains ne roulent pas

Elle assène : "Aujourd’hui il y a des grèves pour des anomalies qui ont été rectifiées. (…) Les syndicats n’ont pas le monopole des services publics, moi en tant que ministre je suis triste quand les trains ne roulent pas. Nous sommes là pour offrir un service de qualité aux clients".

Alors que les syndicats francophones ont maintenu la grève, les syndicats néerlandophones ont, eux, levé leur préavis. Ce qui a poussé Bart De Wever, président de la N-VA, à réclamer une régionalisation de la SNCB. Une proposition que la ministre de la Mobilité rejette, tout en taclant de nouveau les syndicats. "La rue de la loi a son programme, Bart De Wever dit ce qu’il veut depuis Anvers. En outre, nous avons un réseau ferroviaire en étoiles, donc c’est tout à fait irréaliste. Mais malheureusement quand on voit que les syndicats du Nord et du Sud ne suivent pas la grève de la même façon, cela donne du grain à moudre à Bart De Wever".

Les navetteurs risquent-ils de voir les taris des trains augmenter ? "Les tarifs n’ont plus évolué depuis de très nombreuses années. Il y aura des propositions qui seront faites dans le plan de gestion. Mais ce sont les entreprises qui doivent gérer ça".

Et quant est-il du service minimum ? "C’est dans le programme du gouvernement. On avait laissé toute la chance à la concertation sociale, malheureusement il n’y a pas eu d’accord. Nous avancerons donc courant 2016".

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