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Perte de parole, paralysie d’un bras, d’une jambe, attention à l’AVC !

AVC : la thrombectomie pour piéger les caillots sanguins

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22 oct. 2021 à 16:512 min
Par Marc Mélon

Un patient de 57 ans est admis au service des urgences de la clinique du MontLégia à Liège. Il est transféré de l’hôpital de Malmedy où un diagnostic d’accident vasculaire cérébral a été posé. Le Dr Philippe Desfontaines, chef du service de neurologie au CHC, explique : "C’est l’histoire assez typique de quelqu’un retrouvé chez lui, par terre, hémiplégique droit, pouvant encore s’exprimer. Il présente une paralysie du visage. Ce sont des symptômes très typiques de l’accident vasculaire cérébral. Il a été vu "bien" pour la dernière fois, la veille au soir. On a une certaine incertitude sur le délai raison pour laquelle il faut encore aller le plus vite possible".

Déboucher l’artère rapidement

Le patient est surveillé par le Dr Michèle Yerna, médecin urgentiste et Philippe Desfontaines, neurologue. Direction : le bloc de radiologie interventionnel. Un médecin spécialiste tente de déboucher l’artère problématique. Le Dr Denis Brisbois, neuro-radiologue interventionnel au CHC, explique : "Nous allons tenter de passer à travers le caillot qui bouche l’artère très importante qui s’appelle le tronc basilaire. A l’aide d’un filet, nous allons l’arracher pour définitivement libérer cette artère et la déboucher. C’est une artère extrêmement importante qui est tout à fait vitale pour le patient".

C’est un travail d’équipe de haute précision.

Le patient est hospitalisé au service des soins intensifs où ses paramètres sont tenus à l’œil. Denis Brisbois poursuit : "Pendant les 24 premières heures, c’est essentiel que le patient soit surveillé. Une hémorragie peut subvenir et c’est une complication grave. Par ailleurs, il, doit se reposer et être stimulé pour récupérer un minimum de fonctions neurologiques. Et c’est à 90 jours que nous aurons la profondeur définitive du déficit".

Serafina, la toute première patiente

La thrombectomie est pratiquée au CHC depuis dix ans. Serafina Iandolino, 71 ans, a été la toute première patiente à bénéficier de cette technique. Aujourd’hui, depuis sa terrasse, à Tilleur, elle donne des conseils : "Il faut expliquer au 112 ce que vous ressentez. La bouche peut partir un petit peu de travers. La vision peut être trouble. Vous aurez peut-être mal à la tête, la tension artérielle peut monter également. Et aujourd’hui, grâce à Dieu, tout va bien !".

En cas de symptômes, il faut contacter le 112 !

Perte de parole, paralysie du visage, d’un bras, d’une jambe, n’hésitez pas : téléphonez au 112 ! La présence d’un caillot de sang peut provoquer de graves conséquences.

Serafina Iandolino, 71 ans, a été victime d’un AVC en 2011. Elle est la première patiente traitée par le Dr Denis Brisbois, neuro-radiologue interventionnel. La thrombectomie a été réalisée à la clinique Saint Joseph.
Serafina Iandolino, 71 ans, a été victime d’un AVC en 2011. Elle est la première patiente traitée par le Dr Denis Brisbois, neuro-radiologue interventionnel. La thrombectomie a été réalisée à la clinique Saint Joseph. Photo Marc Mélon – RTBF

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