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Economie

Perspectives économiques de la BNB : l’économie belge ralentirait au début de l’année pour accélérer au printemps

ralentissement en début d’année avant une croissance au printemps
17 déc. 2021 à 13:462 min
Par Belga

L’économie belge ralentirait fortement et ne progresserait guère à court terme, selon les dernières prévisions économiques de la Banque nationale de Belgique (BNB) communiquées vendredi lors d’une conférence de presse.

La BNB explique ce ralentissement par les contraintes d’approvisionnement, la hausse des prix de l’énergie et la dégradation de la situation sanitaire. "Divers indicateurs suggèrent que la croissance s’affaiblit déjà depuis l’été et l’activité économique ne devrait guère progresser à court terme", ajoute-t-elle.

Mais la croissance devrait repartir à la hausse à partir du printemps 2022, d’après l’économiste et coordonnateur des projections économiques de la BNB, Geert Langenus, et cela à mesure que les contraintes d’approvisionnement s’allégeront et que la situation sanitaire s’améliorera à nouveau. À un peu plus long terme, le rythme de croissance diminuerait peu à peu.

Globalement, l’activité économique progresserait encore de quelque 2,6% en 2022 sur une base annuelle, prévoit la BNB, après une forte expansion de plus de 6% en 2021. Le rythme de croissance continuerait de se normaliser au cours des prochaines années, pour s’établir à 2,4% en 2023 et à 1,6% en 2024.


►►► Lire aussi : Belfius prévoit une croissance de l’économie belge à la hausse en 2022


La consommation des ménages constituera le principal moteur de la croissance à moyen terme. "Le comportement d’épargne se normalise et la croissance des revenus sera soutenue dans les prochaines années par la robustesse du marché du travail ainsi que par l’indexation des salaires", souligne la BNB. Le pouvoir d’achat par personne augmenterait de près de 6% pendant la période 2022-2024.

Le marché du travail continue, quant à lui, de surprendre favorablement, affichant notamment une création nette d’emplois de près de 30.000 personnes en moyenne par trimestre depuis le début de 2021. La création d’emplois s’essoufflerait toutefois à présent, dans le sillage du ralentissement de l’activité économique ainsi que sous l’effet de la pénurie assez généralisée de main-d’œuvre. Près de 10.000 emplois seront encore créés en moyenne par trimestre sur la période de projection.

En ce qui concerne les finances publiques, si le déficit budgétaire s’améliore, il reste supérieur à 4% du PIB à la fin de la période de projection, soit un taux nettement plus élevé qu’en 2019. Les recettes publiques, exprimées en pourcentage du PIB, renouent avec leur niveau antérieur à la crise, mais les dépenses courantes en particulier continuent de s’accroître structurellement. "La dette publique est quant à elle orientée à la hausse", pointe la BNB.

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