Tendances Première

Pénurie dans les crèches : il faut revaloriser les métiers de la petite enfance selon l'ONE et la Ligue des Familles

Tendances Première: Le Dossier

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5200 places en crèche en Fédération Wallonie-Bruxelles à l'horizon 2025, c'est l'objectif du Plan Cigogne pour la création et le subventionnement en infrastructures et en personnel, des lieux d'accueil de la petite enfance. Sylvie Anzalone, porte-parole ONE et Damien Hachez, chargé d’études et d’action politique à la Ligue des familles, invités de Tendances Première, font le bilan de ce secteur essentiel.

Le thème est récurrent : il y a un manque de places en crèche au sein de la Fédération Wallonie- Bruxelles. Une pénurie qui provoque incertitudes et stress. 

Damien Hachez constate aussi que "les parents sont dans un état de recherche permanente avec l'obligation de s'inscrire plusieurs fois pour attester être toujours demandeurs. Certains sont exclus, n'ayant pas le temps nécessaire. Une concurrence intense se développe entre parents."

Enceinte de trois mois et demi, c'était déjà trop tard.

(Témoignage d'une maman dans Tendances Première).

Revaloriser les métiers d'accueillante et de puéricultrice est aussi nécessaire pour la réalisation du Plan Cigogne

Damien Hachez, chargé d’études et d’action politique à la Ligue des familles, indique que la revalorisation du métier d'accueillante et celui de puéricultrice ou puéricultrice doit aussi être réalisé en parallèle du Plan Cigogne. "Ce sont en majorité des femmes qui se trouvent dans les milieux d'accueil et pendant la crise du Covid, on a vu que c'était un secteur essentiel. Or ces métiers n'attirent plus car ils sont peu valorisés financièrement et sont peu reconnus socialement alors qu'ils jouent un rôle important tant pour permettre aux parents de travailler et d'autre part, pour le développement social et cognitif des enfants. Il est donc important que les personnes de ce secteur puissent travailler dans de bonnes conditions."

Revaloriser le métier d'accueillante est aussi nécessaire mais comment faire ?

Sylvie Anzalone : "C'est un magnifique métier, c'est bien évident. Jusqu'à il y a peu, quand elles étaient conventionnées, elles avaient un sous-statut hybride. Aujourd'hui elles sont de plus en plus salariées. On va vraiment vers un statut qui reconnait toutes ces qualités. Il y a professionnalisation du métier, via les formations continues, etc. Il y a aussi les accueillantes indépendantes qui sont seules toute la journée à la maison, avec la gestion comptable,... des éléments qui peuvent freiner les jeunes aujourd'hui. Parfois, il n'y a pas assez d'inscriptions dans les filières, cela veut dire que l'on doit se poser la question, comme à l'ONE, de comment valoriser ce métier. Mais c'est aussi à chacun de nous de montrer que c'est un métier valorisant et utile. Cela passe par la modification des mentalités."

© Getty images

Un objectif : permettre l'accès aux familles à faible revenu

Côté parent, les places promises seront subventionnées avec un calcul du prix en fonction du revenu. De plus, une aide sera accordée dès le 1er janvier 2023 pour les familles monoparentales avec une réduction de 30% des coûts de garde et la gratuité pour les familles à faible revenus.

En plus de ce plan Cigogne, l'ONE  a créé deux nouveaux outils en ce début d'année:

1. une plateforme de géolocalisation afin d'aider les parents à accéder à un lieu qui leur convient en termes de proximité.
premierspas.be 

2. Une cellule parents accueil propose une écoute et une aide afin de les aider à trouver le lieu d'accueil le plus idéal possible pour leur enfant. 

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