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Carnets d'opéra

Pendules, ballons blancs et corbeaux noirs pour le Chevalier à la Rose

Carnets d'opéra

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Le Chevalier à la Rose n’avait plus été à l’affiche depuis vingt ans. Dans son Carnet d’Opéra, Nicolas Blanmont nous parle de la nouvelle production de la Monnaie.

Après plus de vingt ans d’absence de l’œuvre à l’affiche, on attendait avec impatience le nouveau Chevalier à la Rose de la Monnaie. Le deuxième fruit de la collaboration féconde entre Richard Strauss et Hugo von Hofmannsthal est un des sommets du répertoire lyrique, et il contient tellement de scènes mythiques que chaque spectateur y vient avec ses attentes.

Si Damiano Michieletto force parfois un peu la dose en jouant les accumulations (des pendules au premier acte parce que le temps fuit inexorablement, de gros ballons blancs au deuxième pour la présentation de la rose et un essaim de corbeaux noirs au troisième quand Ochs se fait confondre à l’auberge) : il réussit de jolis tableaux, magnifiquement éclairés par Alessandro Carletti. Dans la fosse, Alain Altinoglu dirige avec la fougue qu’on lui connaît, quitte à sembler un peu précipité en début de soirée mais en trouvant peu à peu le juste point d’équilibre entre verve de la comédie et tendresse du doux-amer. Une très belle distribution avec plusieurs chanteurs en prises de rôle, de Sally Matthews (la Maréchale) à Ilse Eerens (Sophie) en passant par Matthew Rose (Ochs von Lerchenau), Dietrich Henschel (Faninal) ou Maxim Melnik (les deux Majordomes). Sans oublier Michèle Losier qui, elle, avait déjà chanté Octavian.

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