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Pour l'avant-dernière émission avant l'été, on embarque à bord d'une Mercedes 220D intérieur cuir rouge à destination de Lyon. Disons plutôt que c'est dans cet habitacle que se déroule principalement le dernier roman de Paul Colize, Un monde merveilleux paru aux éditions Hervé Chopin. Il est venu en parler à Thierry Bellefroid et Lucile Poulain dans Sous Couverture ce dimanche 12 juin à 23h sur La Trois !

"Un monde merveilleux" de Paul Colize (éditions Hervé Chopin)

Nous sommes en 1973. A bord de cette fameuse Mercedes, Daniel Sabre, premier maréchal des logis ainsi que Marlène, une jeune femme à la chevelure flamboyante. Sa mission ? Emmener sa passagère à Lyon avant la nuit et faire tout ce qu'elle lui demandera, sans poser de questions.
En l'espace de quelques heures, Daniel verra s'ébranler ses certitudes d'homme, de militaire et ce voyage à travers l'Europe et l'Histoire se confondre avec un voyage intérieur dont les deux protagonistes sortiront changés.

Ecrire, c'est comme jouer au piano

Paul Colize à l'image de ses livres, est un mystère! On sait peu de choses sur lui. Né à Bruxelles en 1953 d’un père belge et d’une mère polonaise, il a pris goût au polar grâce à sa grand-père qui en dévorait un par jour. Elle l'envoyait chercher des livres à la bibliothèque en lui recommandant de prendre ceux avec une couverture noire ou jaune (ndlr : La Série noire ou Le Masque) et surtout de ne pas les lire. Conseil inutile bien sûr qui l'a amené très vite à lire des polars puis à en écrire.

J’ai commencé à écrire comme je joue du piano dans mon salon, sans imaginer que je serai un jour sur une scène avec un orchestre philharmonique. Les livres, c’est la même chose, je m’amusais à écrire, puis j’en imprimais cinquante exemplaires que je donnais aux copains. Je n’avais aucune ambition.

Et de rajouter :

L’écriture, pour moi, c’est un virus. C’est comme le piano, quand je passe devant, j’aime bien m’asseoir, même pour jouer cinq minutes. J’adore écrire.

Après quelques livres auto-édités en parallèle de son métier de consultant en management et organisation, il crée une petite coopérative d'auteurs-éditeurs et se fait vite repérer par un éditeur professionnel La Manufacture de livres qui décide de publier Back-up en 2012. A partir de là, les choses s'enchainent. Et les prix aussi dont notamment les Prix Landerneau et le Prix Boulevard de l'imaginaire en 2013 pour Un long moment de silence. Plus récemment, le Prix Michel Lebrun pour Toute la violence des hommes.

Absence d'étiquettes

Aveu surprenant pour un auteur de polar, la violence le met plutôt mal à l'aise.

Comment un être humain peut tuer un autre être humain? C'est quelque chose que je n'ai jamais réussi à comprendre.

Écrire des polars serait donc une manière d'exorciser quelque chose pour cet écrivain qui considère qu'il faut parler de ce qu'on connait ou qu'on ne comprend pas dans un roman.

Un véritable fil rouge qu'il suit au gré de ses 17 romans. Ce qui n'empêche que certains lecteurs le jugent inclassable.

Les lecteurs de thrillers disent que ce n’est pas assez haletant, les amateurs de romans noirs que ce n’est pas assez engagé, les fans de gore que ça manque de cadavres (atrocement mutilés) et les adeptes de science-fiction qu’il n’y a pas assez d’extra-terrestres.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Rendez-vous donc dans Sous Couverture ce dimanche 12 juin à 23h sur La Trois pour vous faire votre propre opinion !

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