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Les éclaireurs

Patrimoine et Archéologie en péril

26 févr. 2022 à 17:00Temps de lecture5 min
Par Fabienne Vande Meerssche et Sarah Poucet

Ce samedi 26 février 2022, les invité.e.s de Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) dans LES ECLAIREURS sont : Marie-Sophie de Clippele, juriste, spécialisée dans le droit du patrimoine culturel, Chargée de Recherche FNRS, professeure à l’Université Saint Louis -Bruxelles; Stéphane Demeter, historien, en charge du département " Etudes et Recherches " à Urban.Brussels & Nicolas Ruffini, médiéviste, chef de travaux aux Archives de l’Etat et chercheur à l’UNamur.

DIFFUSION : samedi 26 février 2022 à 17h08’ et dimanche 27 février 2022 à 23h08’.

Marie-Sophie de Clippele

Elle a ensuite approfondi sa formation grâce à un Certificat de droit transnational obtenu à l’Université de Genève, un Master en droit du patrimoine culturel à l’Université Paris-Saclay et un doctorat en philosophie décerné conjointement par l’Université Saint-Louis et l’Ecole normale supérieur Paris-Saclay. Sa thèse, soutenue par le FNRS, est intitulée " A qui incombe la charge ? La responsabilité partagée du patrimoine culturel, une propriété revisitée ". Elle a également suivi un stage d’avocat chez Lambrecht Law Office en droit de l’art.

Marie-Sophie de Clippele fait partie du Centre d’Etudes du Droits de l’Environnement (CEDRE) et du Centre Droit Entreprise et Société (CRIDES). Elle participe à plusieurs projets interdisciplinaires sur la restitution des œuvres coloniales, le statut juridique et le rapatriement des restes humains (projet HOME), et la notion d’acteur collectif en matière d’environnement et de patrimoine. Elle est aussi secrétaire de la branche belge de l’ASBL Europa Nostra.  

Consultez ses publications sur Dial.

Stéphane Demeter

Stéphane Demeter est historien, spécialisé en histoire médiévale. Il est en charge du département " Etudes et Recherches " (direction Connaissances et Communication) à Urban.brussels, l’organisme chargé de l’urbanisme et du patrimoine en région bruxelloise.

Outre sa formation d’historien médiéviste, Stéphane Demeter a obtenu un master en administration publique à l’ULB.

Pendant toute sa carrière, Stéphane Demeter s’est consacré à l’histoire et à l’archéologie de la région bruxelloise. Il a été responsable du Département Documentation et Sensibilisation de la Direction du Patrimoine culturel de la Région de Bruxelles-Capitale et est co-auteur de l’Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles (24 volumes – 1992/2011). Il est aussi rédacteur en chef de la revue Bruxelles Patrimoines et initie actuellement la mise sur pied d’un Atlas dynamique des paysages bruxellois.

Parallèlement à sa carrière administrative, Stéphane Demeter poursuit des activités de recherche scientifique dans les domaines suivants : archéologie des habitats seigneuriaux ruraux, archéologie et histoire des fortifications, topographie et iconographie urbaine... Il est Collaborateur scientifique à l’ULB auprès de l’Unité de Recherche " Histoire, Arts et Culture des Sociétés anciennes, médiévales et modernes " (sociAMM). Il est aussi engagé dans de nombreuses associations et a assuré la présidence d’ICOMOS Belgique (2008-2011) ainsi que de l’Académie royale d’Archéologie de Belgique(ARAB) et du Comité belge d’Histoire de l’Art (2015-2017).

Consultez ses publications sur ResearchGate.

Nicolas Ruffini-Ronzani

Nicolas Ruffini-Ronzani est historien médiéviste, spécialiste d’histoire politique et d’histoire des usages de l’écrit au Moyen Âge central. Anciennement gestionnaire de la Revue d’Histoire Ecclésiastique de l’UCLouvain, il est, depuis le 1er février 2022, chef de travaux aux Archives de l’Etat et chercheur à l’UNamur. Il est également chercheur associé à l’Université de Cambridge.

Nicolas Ruffini-Ronzani a obtenu son master en histoire à l’UCLouvain puis a entamé un doctorat à l’UNamur. Sa thèse était intitulée Église et aristocratie en Cambrésis (fin IXe-mil. XIIe siècle). Le pouvoir entre France et Empire au Moyen Âge central. " Il s’est aussi formé à la collaboration avec les chercheurs en sciences exactes dans le cadre de mandats de post-doc à l’Université de Versailles. Parmi les projets de recherches auxquels il collabore, citons le projet de recherche conjoint avec le Museum National d’Histoire Naturelle autour des encres médiévales, ou encore le projet de recherche avec les Archives Nationales autour des matrices de sceaux médiévales et modernes. Il a participé au projet Pergamenum 21 dans le cadre de son mandat de Chargé de recherches FNRS à l’UNamur.

Nicolas est aussi secrétaire du Réseau des Médiévistes Belges de Langue Française (Groupe de contact du F.R.S.-FNRS), collaborateur de Ménestrel, administrateur de l'ASBL "Société royale Sambre-et-Meuse"  et président du Collège de scientifiques de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’UNamur.

Consultez ses publications sur Academia.

Patrimoine et archéologie en péril

Les 11 et 12 janvier 2022, le RMBLF organisait à Bruxelles, en collaboration avec le centre sociAAM et le CreA de l’ULB, ses 44ème rencontres intitulées " Patrimoine et Archéologie en péril ! De défi-sites en défi-sciences ". Voici un extrait de l’argumentaire de ces échanges :  

" (…) Depuis plusieurs années, de législature en législature, les moyens octroyés à l’archéologie et à la recherche, tant économiques qu’humains, ne cessent d’être restreints sous prétexte d’économie, en vantant les mérites de faire mieux avec moins. (…) Concrètement, la réalité à laquelle beaucoup de membres de nos métiers du Patrimoine et de la recherche en sciences humaines sont confronté·es est alarmante : celle d’un manque chronique d’investissement. Les objectifs principaux portent en effet de plus en plus sur la rentabilité directe au détriment de l’investigation de qualité qui se donne le temps de la profondeur, et valorise un patrimoine dont la valeur historique, artistique, et mémorielle – en bref, humaine –, ne peut être réduite à sa seule expression financière. Reflétant cette situation déplorable, les déconvenues patrimoniales se sont en effet succédé ces dernières années. Songeons à la destruction inqualifiable du Pont des Trous à Tournai, ou encore à l’état de délabrement de monuments comme la collégiale Sainte-Croix de Liège. Confrontées à une indifférence confinant parfois au mépris de la part des pouvoirs politiques, nos disciplines se trouvent plus que jamais dans une situation critique menaçant leur avenir ; un avenir pourtant essentiel à une société qui ne peut se construire sous vide, en milieu aseptisé, sous peine de ne servir qu’à des intérêts financiers et consuméristes. (…) Face à cette situation, le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF – Groupe de contact du F.R.S.-FNRS) ainsi que le CReA-Patrimoine et SociAAM (ULB) souhaitent rassembler une série d’acteurs·rices issu·es du monde universitaire et des institutions patrimoniales (conservateurs·rices de musées, historien·nes de l’art, de l’architecture, archéologues, employé·es dans des services d’archéologie régionaux, agent·es attaché·es au Patrimoine, etc.) avec l’intention de débattre de l’avenir de la recherche scientifique dans le champ des sciences liées au Patrimoine. " 

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