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Coronavirus

Passage en code jaune : retour sur les moments forts de deux ans de crise sanitaire en Belgique

Deux ans de crise sanitaire en Belgique

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07 mars 2022 à 05:00 - mise à jour 07 mars 2022 à 09:564 min
Par Anthony Roberfroid avec Laurent Henrard

Des salles de spectacles vides, des gestes barrière à respecter, le télétravail comme nouvelle norme ou encore des comités de concertation par dizaines, où tout un pays attend les annonces des autorités politiques : retour sur ces deux ans de pandémie.

"Mystérieuse pneumonie d’origine inconnue"

Le 5 janvier 2020, l’AFP révélait en 375 mots la présence en Chine d’une "mystérieuse pneumonie d’origine inconnue". A l’époque, on ignorait encore tout de la maladie et de son virus.

Tout commence dans la ville chinoise de Wuhan, où plusieurs cas de coronavirus sont détectés en janvier 2020. Rapidement, l’Organisation mondiale de la Santé met en garde, elle parle d’une "épidémie d’urgence mondiale".

La Belgique, de son côté, se prépare. Deux hôpitaux bruxellois sont choisis pour traiter les Belges rapatriés de Wuhan, comme le détaillait la ministre de la Santé de l’époque, Maggie de Block (Open Vld) : "Là, on a le moyen d’avoir un service qui est isolé des autres services, avec un personnel qui est justement là pour eux".

L’épidémie gagne du terrain, la Belgique se confine

Mais rapidement, l’épidémie gagne du terrain partout dans le monde. La Belgique n’est pas épargnée et les autorités politiques suivent de près la situation. Le virus circule à grande vitesse. Il faut agir et vite.

Le 17 mars, la décision tombe. Le ton grave, Sophie Wilmès (MR), alors Première ministre du gouvernement en affaire courante, annonce le confinement de la Belgique : "Toutes les activités récréatives sont annulées. Il en va de même pour les discothèques, les cafés et les restaurants qui doivent être fermés".

Annonce du confinement en Belgique, le 17 mars 2020

Annonce du confinement par la Première ministre Sophie Wilmès

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La Belgique change de visage. Les rues sont désertes, le calme a remplacé le bruit habituel et des milliers de Belges découvrent le télétravail.

À peine arrivé, le virus marque les esprits. Les premières images des soins intensifs montrent la réalité de la maladie. Les Belges ne peuvent que constater la dangerosité de cet ennemi invisible.

Le soir, à 20 heures, les citoyens se mettent à leurs fenêtres pour encourager le personnel soignant, au premier rang de cette bataille.

Des Belges saluent à 20h tous ceux qui sont en première ligne

Des citoyens se mettent à leurs fenêtres et balcons pour saluer le travail du personnel médical

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S’adapter face à la pandémie

Les masques de protection arrivent au compte-gouttes. La capacité d’effectuer des tests augmente peu à peu.

Début mai, le confinement est levé petit à petit. Les Belges retrouvent alors le goût de la liberté, même si le masque devient obligatoire dans les magasins et dans certaines villes.

Pourtant, le virus continue de circuler. Et il ne suffit que d’une petite étincelle pour qu’il se répande de manière exponentielle.

À l’automne 2020, face à la recrudescence de l’épidémie, le gouvernement décrète de nouvelles mesures.

Première cible : l’HoReCa. Les bars, café, restaurants et hôtels doivent fermer. Mais cela ne suffit pas pour faire retomber la pression dans les hôpitaux. Difficile d’imaginer un second confinement strict, les autorités décrètent alors un couvre-feu à travers tout le pays.

Entrée en vigueur du couvre-feu à 22H00 en Wallonie

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Les fêtes de fin d’année auront un goût particulier. À Noël ou au Nouvel An, les rassemblements familiaux sont interdits. Seule une personne extérieure au foyer est autorisée, deux pour les personnes isolées.

L’espoir de la vaccination et yo-yo pandémique

Les premières semaines de l'année 2021 sont marquées par le lancement de la campagne de vaccination. L’espoir est grand de pouvoir enfin sortir de la crise sanitaire.

Mais en mars, confrontée à la troisième vague, la Belgique va connaître un nouveau confinement strict. C'est le retour de l'enseignement en distanciel, les métiers de contacts sont mis à l'arrêt et il est interdit de réaliser des voyages non essentiels hors de Belgique.

Au bout de quelques semaines, le confinement est levé. Et ce retour à la liberté sera quelque peu cadenassé, règlementé par l’introduction du fameux CST : le Covid Safe Ticket.

Covid Safe Ticket : un sésame désormais obligatoire

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Pourtant, à la fin de l’été, les indicateurs repartent à la hausse et la situation se dégrade.

Le 17 novembre 2021 se tient alors un nouveau comité de concertation et de nouvelles mesures sont prises :"Qu’il y ait une déception et une frustration, je le comprends très bien. Nous avons tous espéré que l’automne ait été plus léger et qu’on ait un hiver sans corona", disait alors le Premier ministre Alexander De Croo. Mais les autorités doivent agir pour réduire la pression sur les établissements de soins de santé.

Manifestations contre les mesures

Ces décisions soulèvent la colère d’une partie de la population. Quatre jours plus tard, une manifestation réunit 35.000 personnes à Bruxelles.

Bruxelles : 35 000 personnes contre les mesures sanitaires

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Malgré la série de mesures prises, les indicateurs continuent de flamber. Plusieurs comités de concertation sont alors organisés dans l’urgence, avec des décisions restreignant encore davantage les libertés des Belges.

Les enfants devront notamment porter le masque dès 6 ans, en rue comme à l’école.

Les cinémas et les théâtres devront également fermer leurs portes. Une décision incomprise car le secteur respecte pourtant toutes les mesures. Et face à la contestation populaire, les autorités politiques décident de faire marche arrière.

Le baromètre corona

2022 commence avec un nouvel instrument : le baromètre corona. Ce baromètre est constitué de trois couleurs, auxquelles correspondent des mesures spécifiques en fonction de la situation sanitaire du moment.

Après les codes rouge et orange, c’est désormais le code jaune qui est activé. Cette couleur jaune équivaut au retour à une certaine forme de vie normale, celle que l’on a connue avant le coronavirus.

En deux ans, la crise sanitaire aura fait 30.000 victimes en Belgique.

Retour en image et en musique sur la vie des Belges durant ces deux années de crise :

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