Pas d'école : la solidarité s'organise entre parents

"L'école à la maison" selon Viviane et Nell

© Viviane Renard

16 mars 2020 à 11:16Temps de lecture1 min
Par Barbara Schaal

Pas de cours aujourd’hui ! Les écoles ne sont pas fermées pour autant. Un accueil est organisé pour certains enfants, notamment ceux dont les parents travaillent dans le milieu médical. Mais certains parents ont choisi une autre option : un système de "garde tournante" entre parents d’élèves.

"L’école à la maison". Quelques mots soigneusement tracés à la craie blanche sur le tableau noir de la cuisine. Le ton est donné : ces trois semaines ne seront pas tout à fait chômées dans cette famille liégeoise. Aujourd’hui, Viviane restera chez elle avec sa fille Nell, 6 ans. "On va faire une mini-classe en matinée, l’enseignant doit d’ailleurs nous envoyer quelques exercices de révisions. On va aussi faire des activités bricolage et jeu. On va varier les plaisirs", annonce Viviane.

Mais Viviane et Nell ne seront pas seules dans la maison familiale. D’autres enfants, peu nombreux, des copains de classe de la fillette doivent les rejoindre. Dès que la nouvelle des fermetures d’école est tombée la solidarité s’est en effet très vite organisée entre parents. "On a pris contact avec quelques parents que nous connaissions, puis un petit groupe d’une dizaine de parents s’est créé". Chacun se libère du travail à tour de rôle pour prendre en charge les enfants des autres.

Ça laisse de la place pour d’autres parents qui en ont besoin

Viviane travaille dans la sécurité, son compagnon dans un hôpital, ils auraient donc pu placer leur fille en accueil à l’école mais ils ont privilégié cette option de garde tournante. "On voulait proposer notre aide aux autres parents puisque je peux me libérer un jour par semaine. Je pense aussi qu’il ne faut qu’il y ait trop d’enfants à l’école et que cela laisse de la place pour d’autres, qui en ont besoin."

Règlement intérieur de cette école à la maison : pas de bisous, pas d’accolade, des lavages de main fréquents. "Ce sont des enfants. On fera de notre mieux, mais ce sont des mesures pas toujours faciles à mettre en place", concède Viviane. Les parents veilleront aussi à maintenir la petite taille du groupe et à ne rassembler que des enfants qui se côtoyaient déjà ces derniers jours.
 

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