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Partez à la découverte des Hautes fagnes et de ses paysages époustouflants

Partez à la découverte des Hautes fagnes et de ses paysages époustouflants
14 août 2020 à 05:004 min
Par Christian Rousseau

Les Hautes Fagnes constituent sans aucun doute un des paysages les plus originaux des Ardennes et de l’Eifel.

Avec ses 72.000 hectares, le Parc naturel Hautes Fagnes-Eifel est l’un des plus vastes de Wallonie. Cette terre d’exception, une des plus belles de notre pays, offre bien plus que les étendues de lande protégée, qui font sa réputation. Les forêts, les lacs de barrage (Gileppe), la flore et la faune sauvage, dont le célèbre tétras-lyre, qui a presque disparu malheureusement, complètent une carte postale remarquable.

La tourbière, autrefois exploitée, est un écosystème totalement préservé aujourd’hui. Ce milieu naturel est notamment entretenu par un troupeau de moutons, guidé par un berger original…

Les bons plans touristiques

Gîte " Le Farfadet "

Cette ancienne ferme est entourée d’un immense jardin parsemé d’arbres. Ce qui dégage une atmosphère particulièrement agréable. D’un côté vous profitez d’une vue sur le village, et de l’autre sur les prairies qui précèdent la forêt de la vallée du Bayehon.

Le Farfadet est à 15 minutes de marche des Hautes Fagnes, à 5 minutes de la forêt. La verdure et le silence dominent les lieux.

D’un côté le village, de l’autre des prairies… Vaches, moutons et chevaux garnissent les alentours, ce qui procure une vraie sensation de ruralité et d’authenticité.

Le Farfadet se trouve à un endroit idéal pour vos balades. En effet vous êtes à quelques pas de la vallée du Bayehon, des forêts et du parc naturel des Hautes Fagnes… Le calme règne en maître dans cette petite rue entourée de prairies.

Vous disposez de plusieurs terrasses, et d’un grand parking.

La verdure et le silence dominent les lieux. Possibilité de mettre vos vélos ou motos sous toit.

http://www.lefarfadet.be

 

Le Berger des Fagnes Marc Morren

C’est vers 1925, que les derniers bergers ont mené leurs troupeaux en Fagnes. Leur disparition s’explique d’abord par l’instruction obligatoire, qui a provoqué la disparition d’une main-d’œuvre bon marché. De plus, après la Première Guerre Mondiale, une grosse quantité de fil de fer barbelé s’est retrouvée sur le marché. On a pu alors clôturer de vastes étendues à bon prix, sans devoir recourir à un gardien.

De fonctionnaire au ministère des Affaires économiques à Bruxelles à berger dans les Hautes-Fagnes, il n’y a qu’un pas que Marc Morren a franchi naturellement. Entre ce natif d’Aarschot et les moutons, une histoire d’amour s’est tissée depuis l’enfance.

Berger professionnel, Marc Morren se considère également comme homme de la nature. En phase avec l’environnement et son cadre naturel, mais aussi avec ceux qui l’entourent. Comme ses chiens, des Border Collie.

Descente en rappel de la tour de la Gileppe

Le barrage de la Gileppe est un barrage hydraulique situé dans la forêt du Hertogenwald, la forêt des Ducs en français, dans les Hautes-Fagnes. Il a été construit en 1857 à la demande des lainiers verviétois.

Dans cet épisode des ambassadeurs, l’équipe vous emmène à la découverte de la Tour de la Gileppe qui fait près de 77 m de hauteur ! On y monte grâce à deux ascenseurs panoramiques. De là-haut, vous bénéficiez d’une vue 360° sur la région. Vous pouvez y admirer les massifs de résineux et de futaies feuillues, la vallée et ses nombreux ruisseaux.

La tour de la Gileppe, outre de servir de restaurant et de magnifique point de vue, sert aussi de lieu de formation pour le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux.

https://www.gileppe.com/fr/

Les bons plans patrimoine

La Croix des fiancés

C’est sans aucun doute, la plus connue de toutes les croix des environs de Solwaster. On l'atteint en suivant la Vecquée, en direction de Hockai jusqu'à la borne 151.

Dressée à côté de cette borne marquée B (Belgique) et P (Prusse), elle rappelle la fin tragique de deux fiancés morts en Fagne en janvier 1871.

François Reiff de Bastogne, terrassier travaillant au barrage de la Gileppe, et Marie Solheid de Xhoffraix, servante à Hâlou près de Limbourg, quittèrent Jalhay le dimanche 22 janvier 1871. Ils voulaient se rendre à Xhoffraix, chercher les pièces nécessaires à leur mariage. Une épaisse couche de neige recouvrait la Fagne et la tourmente faisait rage et ils se perdirent à jamais. Ce n'est que deux mois plus tard, le 22 mars, à la fonte des neiges, qu'un douanier prussien, découvrit à la borne 151, le corps de la jeune fille.

 

Pour en savoir plus

Les bons plans nature

Réserve naturelle

Les Hautes Fagnes présentent différents visages. Celui des tourbières, qui ont été asséchées au 19e siècle pour les besoins de l’agriculture. Cet asséchement a entrainé une détérioration des milieux et une diminution de la présence de certaines espèces animales et végétales. Aujourd’hui, ces tourbières font l’objet d’un vaste programme de réhabilitation, appelé LIFE. Il vise avant tout à ramener l’eau dans les tourbières et à éclaircir les landes pour éviter que la végétation ne se referme.

Pour préparer votre visite

Fosse de tourbe sèche 

Jusqu’aux années 60, au 20e siècle, on récoltait la tourbe, utilisée comme combustible, du fait de la forte teneur en carbone de la tourbe sèche. " Chaque famille possédait sa fosse, suivant une concession délivrée à la commune.et brûlait 15.000 à 20.000 briquettes / an. "

Le TROUFLEUR se munissait d’une chupe du troufes, bêche spéciale, et découpait une couche verticale de briques. On les séchait par tas de quatre briques (les amonturons) puis en pyramides (cropèts) pendant plusieurs mois.

La tourbe sèche servait alors de combustible ou de litière pour le bétail et elle faisait l’objet d’un intense commerce.

Franck Renard, un de ces privilégiés qui vit pour sa passion. Né en 1968 au pied de cette terre de prédilection pour les amateurs de nature en Belgique que sont les Hautes-Fagnes, il y trouve, dès son enfance, de quoi aiguiser son appétit d’images.

Loin de l’égoïsme secret de l’observateur solitaire, Franck est avant tout un homme de partage.

La photographie naturaliste et celle des oiseaux en particulier, devient dès lors une véritable seconde nature. Tous ses temps libres sont consacrés à la prise de vue dans sa région et à la préparation de voyages à travers l'Europe. Pour ce " chasseur de l’inutile ", contempler un animal libre sans le déranger constitue l’ultime geste de réconciliation. Un idéal éthique aussi, car au respect de l’animal se superpose le désir de rendre tout un chacun conscient de la beauté et de la fragilité de notre environnement. "

 

 

 

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