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Ouvre-porte sans contact, porte-masques, bracelet pour gel : le petit business du coronavirus

Ouvre-porte sans contact, porte-masques, bracelet pour gel : le petit business du coronavirus
21 sept. 2020 à 09:185 min
Par K. F.

A chaque grand événement ou à chaque crise, ses opportunités économiques. L’épidémie de coronavirus n’échappe pas à la règle. Les businessmen et women ne manquent pas d’inspirations.

L’entrepreneuriat n’a peut-être jamais été aussi créatif qu’en cette période d’incertitudes et de stress. Plusieurs milliards d’individus dans le monde ont été ou sont encore confinés comme Israël. La reprise des activités se fait avec prudence, avec l’adoption de gestes barrières souvent stricts, comme l’obligation de porter un masque en rue. De nouveaux besoins ont vu le jour, de nouvelles offres sont apparues.

Petit tour d’horizon de ces produits et autres gadgets dont beaucoup ignoraient l’existence avant le coronavirus.

L’ouvre-porte et presse-bouton antibactérien

Mis en avant sur les réseaux sociaux, le porte-clés No Touch fait partie de ces petites innovations qui feront le bonheur des hypocondriaques. Le principe, explique la société française TDL (spécialisée à la base dans les coques de smartphones) qui a lancé le No Touch : "Une pièce de laiton faite pour ouvrir les portes et appuyer sur les boutons sans les toucher directement." But : éviter les microbes mais aussi le coronavirus et la propagation dans l’espace public.

Pourquoi du laiton ? Parce qu’il est naturellement antimicrobien dit TDL qui cite… Wikipedia. "Le laiton est également un matériau durable et recyclable. C’est la meilleure solution que nous ayons trouvée pour construire notre porte-clés." Prix : 25 euros le porte-clés !

TDL n’est pas la seule marque à commercialiser ce type de produits. Sur Internet, les propositions sont nombreuses tel le crochet de 3DandCo, celui de Yanook ou encore le Handysafe, sur le même principe.

Un presse-bouton d'ascenseur sans contact.
Un presse-bouton d'ascenseur sans contact. TDL
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YANOOK - Le crochet personnel hygiénique multifonctions

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Le masque accessoire de mode

Le masque est une obligation dans les transports en commun, dans les commerces, les espaces clos, partout en rue dans certaines villes… Mais avant cette obligation, au moment où l’utilité du port du masque faisait débat, son "business" était déjà une réalité.

Réservé jusqu’à il y a peu aux professionnels de la santé ou aux professionnels du bâtiment dans le cadre d’un chantier, le masque devient désormais un accessoire de la vie quotidienne. Et il doit pouvoir être personnalisé, à la mode, soit dans ses motifs, soit au travers de marques ou de logo d’institutions. Ici aussi, il est question de commercialisation, de petits ou de gros sous.

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Quand les masques deviennent un accessoire de mode

JT 19h30

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Le portefeuille ou étui pour masques

Avec l’obligation du port du masque, il faut avoir des masques sur soi, parfois en quantité surtout quand il s’agit de le remplacer toutes les trois à quatre heures. Mais comme le préconisent les experts en santé publique, l’idéal serait de ne pas les manipuler ou de toucher la face pour éviter la propagation du coronavirus.

L’invention pour éviter cela, c’est le portefeuille pour masques (appelé aussi wallet ou mask case). L’idée, c’est de ranger ses masques avant utilisation dans une pochette dont le prix tourne autour des 10 euros. "Ces coffrets pour ranger les masques sont conçus pour garder les masques propres lorsqu’on ne les utilise pas", dit l’une de marques. On en trouve désormais sur tous les sites de ventes en ligne.

Il existe également la version sans contact : un étui en plastique dans lequel est rangé le masque et qui permet de le poser sur le visage sans le toucher.

Les prix varient en fonction de la qualité du plastique de la pochette mais dépassent rarement plus de 10 euros.

How to Use 3D Mask Bracket 2020

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Le support de masque

Le support de masque est une sorte de coque qui vient se placer entre le visage et le masque. Objectif : "Ces supports de masque 3D confortables permettent de porter le masque créant plus d’espace pour la respiration", dit l’une des annonces vue sur Internet. Les autres avantages seraient de ne plus avoir de lunettes embuées, de réduire la fréquence de contact entre le masque et le visage, de ne pas abîmer le maquillage…

Prix : entre 3 et 5 euros pour les deux coques.

Le bracelet pour transporter son gel

Ici aussi, les versions sont nombreuses. L’idée est toute simple : un bracelet en plastique souple comprenant une petite poche que l’on va remplir d’une quantité de désinfectant. Au travail, lors d’une sortie, au restaurant, en cas de besoin, on presse sur la pompe du bracelet qui va libérer le liquide et nous permettre de nous nettoyer les mains. Fini donc de transporter un flacon entier. L’encombrement est minimal.

Sur les sites de vente en ligne, les propositions sont infinies et les choix de coloris, taille, présentation très ouverts. Certains ont même l’apparence d’une montre, d’autres sont totalement étanches. Prix : entre 5 et 10 euros.

Bracelet distributeur de gel hydroalcoolique - antiseptique - naturelbeauty

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Le tunnel de désinfection

En l’espace de quelques jours, au printemps dernier, trois modèles de cabines de désinfection ont vu le jour dans notre pays et ont fait l’objet d’une médiatisation.

S’inspirant des exemples chinois ou turcs, ces tunnels fonctionnent de la manière suivante : une personne pénètre dans un sas dans lequel est projetée une brume. Soit à base d’eau ozonée soit à base d’un désinfectant. L’idée est de tuer le coronavirus lorsque celui-ci est présent sur du textile (un vêtement, une chaussure) ou sur le visage ou la main, avant d’avoir infecté la personne.

Installés devant des commerces, ces outils sont adressés aux clients afin qu’ils pénètrent dans le magasin sans risque de contamination des rayons, des articles mis en avant ou encore des cabines d’essayage.

Mais voilà, si les procédés sont brevetés par des sociétés internationales, ils n’ont pas obtenu d’autorisation en Belgique, notamment par le SPF Santé publique. A Boussu, à Anderlecht ou encore dans la Région liégeoise, ces machines ont dû être démantelées.

Prix de ces machines à l’unité : 10.000 euros. Si à terme, celles-ci sont autorisées, elles feraient la fortune de leurs concepteurs.

La lampe UV pour tuer le virus

La RTBF vous en a parlé au début de la pandémie : plusieurs sociétés mettent en vente sur Internet une lampe censée désinfecter les surfaces. La technologie utilisée est celle de la lumière UVC.

"En quelques secondes, cette lumière germicide élimine pratiquement tous les micro-organismes (comme les bactéries et les virus) de pratiquement toutes les surfaces de votre maison, sans produits chimiques ou en vous obligeant à toucher des surfaces contaminées", disent les fabricants du produit. Taux d’efficacité selon eux : 99% !

La panoplie vendue permettrait de stériliser aussi bien un smartphone, des clés, un masque qu’une pièce en irradiant l’environnement. Prix d’une lampe de désinfection : 89,90 euros ! Le boîtier pour objets est en vente à 30 euros.

Mais pour les spécialistes contactés, le verdict est sans appel : ces dispositifs sont tous plus ou moins inefficaces. Et si jamais certains d’entre eux étaient vraiment efficaces, ils seraient dans ce cas dangereux pour la santé en raison de l’exposition aux ultraviolets, nocifs pour les yeux et la peau.

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