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Oupeye : le cramignon à la fête, avant de briguer une reconnaissance par l’UNESCO

Les cramignons demandent leur reconnaissance à l unesco

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21 mai 2022 à 16:33 - mise à jour 22 mai 2022 à 08:462 min
Par Martial Giot
Vue de la deuxième Fête du Cramignon
Vue de la deuxième Fête du Cramignon RTBF – Martial Giot

La deuxième édition de la Fête du Cramignon a enfin pu se tenir ce samedi à Oupeye. En Basse-Meuse, le cramignon est une tradition, vivace tant en région liégeoise que dans le Limbourg néerlandais. Les participants, en costumes et robes longues, forment une chaîne et dansent et chantent dans les rues. Le cramignon bassimosan est repris parmi les chefs-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a reçu une reconnaissance équivalente aux Pays-Bas. Il voudrait aussi être reconnu comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Un groupe de travail binational a été créé. En mai 2019, il a organisé une première Fête du cramignon à Eijsden-Margraten aux Pays-Bas. La deuxième était prévue en mai 2020 à Oupeye. Elle a été reportée deux fois à cause de la pandémie.

Vue de la deuxième Fête du Cramignon
Vue de la deuxième Fête du Cramignon RTBF – Martial Giot

"Cramignon vient d’abord du mot wallon désignant une crémaillère.", explique Alain Dethise, principale cheville ouvrière de la fête, "Donc le cramignon, c’est une danse qui se danse en couple, sous la forme d’une crémaillère. Les couples avancent de gauche et de droite, et de gauche et de droite, pour former une crémaillère, suivis d’une harmonie qui joue des airs que tout le monde connaît. Cela date des années 1800. Il y a un bouquet devant et un bouquet derrière. Au départ, c’était peut-être un bâton ou une lanterne, parce que quand les jeunes sortaient dans un village à deux ou trois kilomètres, pour revenir la nuit, ce n’était pas évident. Ils se groupaient pour revenir. Ils avaient peur donc ils se tenaient tous la main, ils demandaient à un garçon de se placer en tête et à un autre de fermer la marche. Tous deux avaient une lanterne, puis c’est devenu un bâton, puis un bouquet quand c’est devenu folklorique."

Où en est l’idée de la reconnaissance par l’UNESCO ? "Maintenant, il reste à aller à l’UNESCO. On attendait la fin de ceci, parce que c’était beaucoup de travail. On va se revoir avec les Néerlandais pour poser notre candidature commune auprès de l’UNESCO.", répond Alain Dethise. Mais certains groupes de la région ne soutiennent pas vraiment cette candidature. "Certains ont peur d’une affluence de touristes.", explique Alain Dethise, "Nous n’en avons pas peur. Imaginons qu’un tour-opérateur débarque avec 1000 personnes. Et bien, plus on est de fous, plus on rit, et puis c’est tout."

Vue de la deuxième Fête du Cramignon
Vue de la deuxième Fête du Cramignon RTBF – Martial Giot

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