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Ottignies : la place du Centre au cœur d’un film d’animation défendu au festival d’Annecy

Une esquisse du projet de court-métrage des deux jeunes créateurs

" Un soir d’été, les lampadaires d’Ottignies illuminent des voitures flottant dans l’air. Au matin, un crop circle est apparu sur le parking du centre, jadis la place du village. Deux équipes de balle pelote s’y affrontent, provoquant le chaos dans la ville. "

Ce scénario quelque peu mystérieux, c’est celui d’un court métrage. Le projet de deux jeunes créateurs d'ores et déjà sélectionnés pour présenter leur pitch (brève présentation) à des producteurs du célèbre Festival international du film d’animation d’Annecy (13 au 19 juin 2022).

Histoire...

Théo Honasset et Mathieu Georis sont deux jeunes Bruxellois. Tous deux ont grandi en Brabant wallon. La nostalgie de leurs enfances respectives et leur passion commune pour la création artistique ont convergé vers un projet original : créer un film d’animation dont le scénario se déroule à Ottignies. Un court-métrage à la croisée de la fiction et de l’histoire de la Place du Centre, là où se situent depuis 1974 le centre commercial du Douaire, d’autres grandes surfaces et un parking.

"L’idée est partie d’une vieille photo de 1964", explique Théo. "Cette photo montre une compétition de balle pelote sur l’ancienne Place du Centre. "L’enjeu du projet pose la question du rôle de l’espace public. Auparavant, cette place publique, comme d’autres anciennes places en Belgique et ailleurs, jouait un rôle essentiel au niveau social". Les citoyens s’y retrouvaient autour d’événements festifs, folkloriques ou sportifs. Une fonction souvent éclipsée au fil des ans, au profit de projets commerciaux ou immobiliers.

Et fiction

"La petite Reine Blanche", titre du projet de court-métrage (15 minutes) de Mathieu et Théo, raconte l’histoire de la balle pelote sur l’ancienne place du centre-ville. Une histoire revue et corrigée, avec un air de surréalisme et de science-fiction. "Un jour, le quotidien d’Ottignies est perturbé par l’arrivée d’un ballodrome sauvage sur la place du Centre", raconte Théo. "Un ballodrome, c’est un terrain de balle pelote qui vient, dans notre histoire, bloquer toute la circulation, créer un véritable chaos. Du coup, les habitants se retrouvent bloqués et redécouvrent quelque chose qui, aujourd’hui, a disparu".

Pour Mathieu, ce retour vers le passé à la sauce futuriste, "c’est un peu comme des fantômes qui réapparaissent subitement, avec un côté fantastique".

Dessin, craie et PC

Partiellement réalisé, le projet de court-métrage des deux amis utilise différentes techniques. "On mixe les techniques classiques et celles de l’ordinateur", explique Mathieu. "On part de dessins, de peintures, de crayons, de gouaches sur vitre et de traits de craie, et l’ordinateur est ensuite utilisé pour répliquer les images et assurer le montage."

Sélectionné à Annecy aux côtés de sept autres "maquettes", le projet des deux jeunes belges sera défendu le 15 juin prochain devant un parterre de producteurs de films d’animation. "Nous avons déjà trouvé ici un premier producteur, mais pour finaliser notre film d’animation et le lancer sur le marché, il nous faut un coproducteur", expliquent les deux hommes.

Si le "pitch" (la présentation du projet en 10 minutes) séduit un coproducteur, nos deux jeunes créateurs pourront finaliser leur court-métrage, dans les deux à trois ans à venir.
 

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