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Belgique

"On n’appartient à personne à part à nous-même": la révocation du droit à l’IVG aux USA inquiète jusque chez nous

Le témoignage de Marie, avortée il y 20 ans

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25 juin 2022 à 13:26Temps de lecture1 min
Par Estelle De Houck avec Manu Delporte

Ce vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a révoqué l’arrêt garantissait le droit des Américaines à avorter depuis près d’un demi-siècle. Depuis, la nouvelle de ce retour en arrière historique a fait le tour du monde, faisant craindre pour la santé et la vie des femmes. En Belgique aussi, l’annonce estomaque. 

C’est le cas de Marie. Il y a vingt ans, cette Belge avortait. "J’avais 35 ans à l’époque", se souvient-elle. "Je travaillais mais je n’avais pas la possibilité d’élever un second enfant. Donc il était clair et net que je n’allais pas avoir un enfant avec une personne que je connaissais depuis une semaine."

Je préférais avorter que d’avoir un enfant malheureux

A ce moment-là, c’était donc le bon choix. "Je préférais avorter que d’avoir un enfant malheureux. Ou qui se sente malheureux d’être là alors qu’il n’était pas désiré."

Aujourd’hui, Marie pense aux femmes qui, aux Etats-Unis, risquent de se retrouver dans des situations délicates. "C’est tellement triste de devoir en arriver là à l’heure actuelle. Cela veut dire qu’il va y avoir plein d’avortements clandestins. Cela veut dire que des femmes vont peut-être aller en prison…"

"Je trouve cela honteux qu’en 2022 on doive demander la permission pour pouvoir disposer de son propre corps. On n’appartient à personne à part à nous-même."

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