Coronavirus

"Omicron n’est pas une simple grippe, c’est un coronavirus comme ceux qu’on a connus dans le passé", témoigne le Directeur d’un hôpital carolo

Confident doctor in protective suit at laboratory

© Abel Mitj Varela

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Par Nesrine Jebali sur base de l'interview de Sophie Brems

Le variant Omicron connaît un nouveau coup d’accélérateur en Belgique : plus de 60.000 nouveaux cas ont déjà été détectés pour la seule journée de lundi contre 37.693 le lundi précédent. C’est un nouveau triste record depuis le début de l’épidémie de coronavirus en Belgique lié en autre au variant Omicron, et pourtant ce chiffre est encore sous-estimé si l’on se réfère au taux de positivité qui dépasse les 35%.

Même si les experts confirment qu’Omicron cause moins de formes graves du coronavirus, à quelques heures du premier comité de concertation de l’année, Alexander De Croo a rappelé que le variant Omicron n’était pas qu'"une banale grippe d’automne".

"Ce n’est pas qu’une simple grippe", c’est ce qu’a également clamé Manfredi Ventura, directeur médical du Grand Hôpital de Charleroi appuie au micro de Sophie Brems sur la Première.

"C’est un coronavirus comme ceux qu’on a connus dans les vagues précédentes. Il faut donc rester prudent même s’il est cause moins de formes graves", rajoute-t-il.

C’est quand même quelque chose qui a des effets qui vont au-delà d’une simple grippe

"Dans les hôpitaux, on voit que la pression dans les soins intensifs baisse d’une manière graduelle. Mais cela ne signifie en rien qu’il n’y ait pas ou plus de risques. Gardons quand même une certaine prudence", poursuit Manfredi Alfredo.

Toutefois, le directeur rappelle qu’aujourd’hui, la situation est floue : "Est-ce que cela va se traduire vers une augmentation de la pression dans les soins intensifs ? Ce n’est pas clair pour l’instant, mais le fait qu’il y a tellement de gens qui sont hospitalisés à cause du Covid est quand même quelque chose qui montre que ceci n’est clairement pas une grippe. C’est quand même quelque chose qui a des effets qui vont au-delà d’une simple grippe".

La prudence reste donc de mise pour le directeur du Grand hôpital de Charleroi même si la pression se calme légèrement.

Une majorité de patients aux soins intensifs non-vaccinées

Au Grand Hôpital de Charleroi, la majorité des personnes malades qui arrivent à l’hôpital sont des personnes non vaccinées et souvent, elles ont contracté le variant Omicron. Aux soins intensifs par contre, les lits sont très souvent destinés aux patients atteints du variant Delta.

Manfredi Alfredo précise également à Sophie Brems que les personnes vaccinées développement, le plus souvent, une forme moins sévère se rapprochant davantage d’une grippe avec des symptômes respiratoires plus légers ou des symptômes de rhinite ou d’autres symptômes. Résultat ? Ils doivent rarement se rendre à l’hôpital.

Toutefois, un important taux d’absentéisme sévit en Belgique et ce, quel que soit le secteur. "A l’hôpital par exemple, c’est l’absentéisme qui rend maintenant la gestion et le fonctionnement de l’hôpital difficile sans oublier que le coronavirus fatigue. Cela fait déjà deux ans que nous vivons quotidiennement avec ce virus", rajoute le directeur Carole.

 

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