RTBFPasser au contenu
Rechercher

Standard de Liège

Olivier Renard : "Il est temps pour Bruno Venanzi d’assumer. Ce sont ses décisions, c’est son club"

Peu présent dans les médias depuis de nombreux mois, Olivier Renard a donné une interview aux médias du groupe Rossel. L’ancien directeur sportif revient sur de nombreux sujets, parmi lesquels l’affaire Edmilson.
27 déc. 2021 à 07:24 - mise à jour 27 déc. 2021 à 08:57Temps de lecture4 min
Par Pierre Lambert

Peu présent dans les médias depuis de nombreux mois, Olivier Renard a donné une interview aux médias du groupe Rossel. L’ancien directeur sportif revient sur de nombreux sujets.

Parti depuis deux ans au Canada, Olivier Renard a décidé de répondre aux nombreuses attaques dont il fait l’objet. Car pour l’ancien gardien de but, "le vase déborde et il est temps pour Bruno Venanzi d’assumer ses choix et plus particulièrement ceux scrutés par la justice. Tous les problèmes sportifs et extra-sportifs du club, c’est la faute d’Olivier Renard. Là, je lève mon bras et je dis "stop".

Trois dossiers dans lesquels le nom d’Olivier Renard apparaît

Les contentieux sont nombreux entre Olivier Renard et Bruno Venanzi. Ils commencent en janvier 2020, lorsque Sport Foot Magazine révèle les coulisses du transfert d’Edmilson Junior au Qatar (NDLR : dossier pour lequel il a été auditionné par la justice). S’ajoutent à ça les perquisitions menées par la police dans le cadre de l’enquête sur l’agent Christophe Henrotay et le dossier du Footbelgate avec Dejan Veljkovic. Si Olivier Renard a toujours nié les accusations, il revient néanmoins sur ces dossiers et tout d’abord sur la plainte de son ancien Président.

"Tout commence le 10 février 2020. Je suis réveillé à trois heures du matin, quand la RTBF explique que Bruno Venanzi a déposé plainte (NDLR : notre journaliste Thierry Luthers avait contacté Olivier Renard la veille de la parution de l’article pour lui demander une réaction mais l’ancien directeur sportif du Standard n’avait pas souhaité réagir). C’est la première fois qu’on parle de moi dans le cadre du "Footbelgate". Comme par hasard, cette plainte intervient à la même période que les deux autres dossiers (NDLR : Henrotay et Edmilson). Bruno Venanzi est auditionné pour le dossier Veljkovic, on le confronte à sa déposition et là, il a la bonne idée de m’attaquer. Entre le 10 février 2020 et aujourd’hui, aucun enquêteur, aucun juge ne m’a contacté." (NDLR : on peut s’étonner de cette dernière affirmation alors que son nom fait partie du dossier.)

Autre dossier sur lequel Olivier Renard a voulu revenir, c’est celui du Footbelgate et sur les déclarations de Velkovic, qui affirme qu’il a touché 80.000 euros de rétrocommissions : "Je tiens à rester sur ma déclaration du 10 février 2020. J’ajoute seulement que depuis, les montants et les accusations ont changé : j’aurais touché deux fois 20.000 euros, puis 80.000 euros, une montre… Maintenant, il faut se rendre compte de la situation : on en est rendu à écouter tout ce que dit Dejan Veljkovic. On ne doit même plus l’appeler Dejan Veljkovic d’ailleurs, il est devenu le Jean-Paul II serbe."

Dans le dossier Edmilson Junior, à la place de Bruno Venanzi, je ne serais pas aussi serein que ça."

Enfin, dernier dossier chaud, celui du transfert d’Edmilson Junior. Un dossier sur lequel Olivier Renard est à nouveau très clair : "Dans ce dossier, Bruno Venanzi sait très bien ce qui a été fait. J’ai vu les dépositions de toutes les personnes auditionnées, la conclusion de l’enquête et le réquisitoire du procureur du Roi. À la place de Bruno Venanzi, je ne serais pas aussi serein que ça."

"Au Standard, il n’y a qu’une seule personne qui décide et c’est clair, c’est Bruno Venanzi."

Avec toutes ces accusations contre lui, Olivier Renard a tenu à remettre l’église au milieu du village. Notamment en ce qui concerne les rôles à l’époque au Standard et sur les propos de Bruno Venanzi qui affirme dans une audition qu’Olivier Renard aurait pu s’enrichir personnellement au Standard. L’ancien directeur sportif répond à nouveau :

Ces gens-là sont en train de faire couler le club et il faut y mettre un terme.

"Je nie tout ce qui a été dit. Bruno Venanzi peut dire ce qu’il veut, mais au Standard de Liège, les rôles sont très clairs. Il n’y a qu’une seule personne qui décide de ce qui se passe dans le club. C’est Bruno Venanzi. Tous les documents, que ce soient des conventions ou des contrats, sont établis par Pierre Locht (conseiller juridique), par Pierre Jacquet (secrétaire général) et relus par Alexandre Grosjean (CEO). Et aucun document n’est établi sans l’accord de Bruno Venanzi. La spécialité de Bruno Venanzi, c’est de dire : "Ce n’est pas moi, c’est lui". Ou alors : "J’ai peut-être été naïf sur ce dossier-là, je n’ai pas fait attention…" Ce n’est jamais sa faute. Ça a été la faute de Bob Claes, puis de Daniel Van Buyten, de Christophe Henrotay, d’Olivier Renard, de Benjamin Nicaise, de Michel Preud’homme… Il est temps d’assumer. Ce sont ses décisions, c’est son club. Et si jamais il l’a oublié, tout comme les trois personnes que je viens de citer, je me ferais un plaisir de les aider à retrouver la mémoire. Je sais prouver tout ce que je dis. Ces gens-là sont en train de faire couler le club et il faut y mettre un terme."

 

Comme a pu l'apprendre la RTBF, lorsqu’il était au Standard Olivier Renard a pourtant co-signé avec Bruno Venanzi une fausse convention de scouting pour le transfert de Gojko Cimirot (le 25 janvier 2018) avec la société Beneyug Sport Management LTD (société de Dejan Veljkovic) . Une convention chiffrée à 100.000 euros, payables en 5 tranches de 20.000 euros. Renard a également co-signé une fausse convention de souting avec la société Colt Sport lors de l’arrivée d’Aleksandar Jankovic sur le banc liégeois en automne 2016 pour un montant de 960.000 euros payables en 6 tranches.

Contacté plusieurs fois pour participer au documentaire "Le milieu du terrain", Olivier Renard a refusé d’intervenir.

Olivier Renard s'est-il enrichi grâce au système Veljkovic ?

Football Gate

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Nordin Jbari sur le Standard : "Sportivement, il y a un problème, mais c’est lié aux problèmes financiers du club"

Standard de Liège

Le Standard a perdu près de 20 millions d’euros la saison dernière !

Jupiler Pro League

Articles recommandés pour vous