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Les éclaireurs

OGM ou pas ?

OGM ou pas ?
17 juil. 2021 à 12:003 min
Par Fabienne Vande Meerssche

Ce samedi 17 juillet 2021, Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) reçoit dans LES ÉCLAIREURS Marc Boutry, Bio-ingénieur, Docteur en Sciences naturelles appliquées, Professeur émérite à l’UCLouvain et membre de la Classe des Sciences de l’Académie Royale de Belgique.

 

DIFFUSION : samedi 17 juillet 2021 à 13h10’

REDIFFUSION : dimanche 18 juillet 2021 à 23h10’

Marc Boutry

Marc Boutry

Marc Boutry est Bio-ingénieur, Docteur en Sciences naturelles appliquées et Professeur émérite à l’UCLouvain. Il a effectué des séjours de spécialisation à l’Université du Texas à San Antonio (1982) et à l’Université Rockefeller à New York (1982-1985). Rentré en Belgique, il est devenu chercheur permanent au Fonds national de la Recherche scientifique et a développé un laboratoire de recherche à l’UCLouvain visant à mieux comprendre les mécanismes de transport de métabolites et de minéraux dans la plante. Il a dirigé le département de Chimie appliquée et des bio-industries de 2000 à 2003 ainsi que le Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology entre 2003 et 2010. En parallèle de ses activités de recherche, Marc Boutry a enseigné la biochimie, la biologie moléculaire et le génie génétique. Depuis 2002, il est également membre de la Classe des Sciences de l’Académie Royale de Belgique.

Académie Royale de Belgique
Académie Royale de Belgique Académie Royale

Les recherches de Marc Boutry ont notamment porté sur les mécanismes de transport de métabolites chez les plantes ainsi que sur la production de protéines pharmaceutiques dans des cellules végétales. Plus particulièrement, il a identifié des protéines impliquées dans la sécrétion de métabolites de défense des plantes à l’encontre de ravageurs et de microorganismes pathogènes. Récemment, il a développé un projet de recherche visant à produire des protéines d’intérêt médical (vaccins, anticorps) dans des cellules de plantes cultivées en bioréacteurs.

Il y a quelques semaines, est paru son livre "Des plantes OGM qui vous veulent du bien !", aux éditions Académie. L’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique a pour mission de diffuser le savoir et les connaissances scientifiques, dans un langage compréhensible et accessible au plus grand nombre, et cela se traduit particulièrement via sa maison d’édition.

Ouvrage de Marc Boutry
Ouvrage de Marc Boutry Académie Éditions

Dans cet ouvrage, Marc Boutry se penche sur les plantes OGM, qui représentent environ 12% des surfaces cultivées mondiales, et fait le point sur les données scientifiques, l’histoire, les techniques, les vérités, mais aussi les préjugés tenaces sur le sujet.

La technologie du génie génétique s’applique dans le domaine de la médecine, avec les vaccins et le traitement de maladies génétiques, ou de l’alimentation, avec les antibiotiques, hormones et vitamines.

Vaccin et virus
Vaccin et virus Adriana Duduleanu / EveEM

Outre ces applications médicales, menées avec une vigilance éthique évidente, les applications alimentaires et les techniques de génie génétiques suscitent davantage d’inquiétudes en Europe, mais peuvent aussi être bénéfiques dans le domaine de l’agriculture. Cela étant, depuis des milliers d’années, l’homme modifie ce qu’il cultive et marque les organismes de son empreinte, en parallèle de leur évolution naturelle. Dans les années 60, de véritables connaissances scientifiques entrent en jeu et certaines plantes consommées quotidiennement n’ont plus rien à voir avec les plantes sauvages dont elles sont issues, à l’image du maïs. Même s’il s’agit de petites touches apportées progressivement, les changements sont bien visibles à l’œil nu et peuvent donner lieu à de nombreuses variétés d’un même végétal, comme par exemple le chou.

Comparaison des épis de maïs (à gauche) et de téosinte, son espèce ancestrale (à droite)
Comparaison des épis de maïs (à gauche) et de téosinte, son espèce ancestrale (à droite) Dr John Doebley, The University of Wisconsin – Madison

Aujourd’hui, depuis l’apparition de la première plante transgénique en 1983, 200 millions d’hectares dans le monde sont dédiés à la culture des OGM, avec un pourcentage très déséquilibré selon les continents. En raison d’une méfiance tenace, l’Europe n’en cultive pratiquement pas en comparaison avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique, alors que cela pourrait améliorer le rendement et les méthodes agricoles.

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