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Offensive terrestre à Gaza: "pluie d'obus", 44 Palestiniens sont morts

Offensive terrestre à Gaza: "pluie d'obus", 44 Palestiniens sont morts
18 juil. 2014 à 04:04 - mise à jour 18 juil. 2014 à 18:264 min
Par Belga News

Au moins 44 Palestiniens, dont quatre enfants tués par des tirs de chars dans l'est de l'enclave et toute une famille de 5 personnes à Beit Hanoun (nord) vendredi, sont morts depuis l'incursion lancée jeudi soir, selon des sources médicales palestiniennes. Des enfants, deux frères, ont été tués lors d'un bombardement à Shejaiyah, à l'est de la ville de Gaza et un homme âgé d'une vingtaine d'année a péri dans un autre bombardement à Rafah, dans le sud de l'enclave palestinienne, a indiqué le porte-parole des services d'urgences Achraf al-Qoudra

Le bilan s'alourdit d'heure en heure. Au total 285 Palestiniens ont péri et plus de 2200 ont été blessés depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne déclenchée contre la bande de Gaza par des raids aériens avant de s'étendre à un assaut terrestre lancé jeudi soir. Côté israélien, un soldat et un civil ont été tués.

Le nombre de déplacés a presque doublé en 24 heures, pour atteindre 40 000 personnes, selon l'agence de l'ONU dans cette bande de terre de 362 km2 où s'entassent dans la misère 1,8 million d'âmes soumises à un blocus israélien depuis des années. Le Programme alimentaire mondial espère pouvoir y distribuer de la nourriture à 85 000 personnes dans les prochains jours.

70% des secteurs de Gaza étaient privés d'électricité.

Factuel Gaza

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Pluie d'obus

A Khan Younès, quelque 1500 personnes se sont réfugiées dans des écoles gérées par l'ONU. "Les gens ont commencé à arriver à 02H00 du matin. Ils étaient très effrayés et épuisés après avoir marché environ 10 km. Les obus pleuvaient autour d'eux et les enfants avaient peur", a dit Fouad Chouhaiber, responsable d'un centre d'accueil.

Funérailles de 5 civils tués lors de l'offensive israélienne, à Khan Younès

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"Ils ont tiré toute la nuit et on n'avait ni eau ni électricité. Les obus provoquaient une fumée blanche qui nous étouffait", a raconté Ghada Najjar, 39 ans, arrivée "dans une ambulance".

Déploiement d'artillerie mobile israélienne près de la frontière entre Israël et Gaza

Les principales ONG israéliennes de défense des droits de l'Homme ont exigé des "couloirs humanitaires" pour évacuer les blessés et pour que "les personnels médicaux puissent remplir leur mission sans mettre leurs vies en danger".

Pas de garantie de succès

Sur le terrain, l'infanterie et le génie assisté de l'artillerie et de l'aviation sont engagés dans des combats, tuant une vingtaine de "terroristes", frappant au moins "150 cibles" et mettant au jour 13 accès au réseau de tunnels du Hamas, qui a prévenu qu'"Israël allait payer un prix élevé" de cet assaut.

L'entrée des troupes après 10 jours de bombardements à distance a pour objectif stratégique de détruire ces souterrains. "Mes instructions sont de se préparer à la possibilité d'élargir de manière significative l'opération", a dit le Premier ministre israélien, "ce n'est pas possible de régler (le problème) des tunnels depuis les airs uniquement".

Il a néanmoins admis qu'il n'y avait pas de "garantie de succès à 100%", alors que l'armée en est à sa quatrième opération contre Gaza depuis son retrait unilatéral du territoire en 2005. Israël a assuré ne pas vouloir reprendre le contrôle de ce territoire enclavé entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée.

Malgré l'offensive terrestre, les combattants du Hamas ont réussi à frapper Israël avec une cinquantaine de nouveaux tirs de roquettes, sans faire de victimes, portant le total des impacts depuis le 8 juillet à plus de 1200.

Une fillette réfugiée à Gaza City transporte des bouteilles d'eau

L'offensive terrestre est la première menée à Gaza depuis celle de décembre-janvier 2008-2009, qui avait fait 1400 morts côté palestinien sans pour autant mettre fin aux tirs de roquettes.

Benyamin Netanyahu l'a justifiée par le refus du Hamas d'accepter la proposition de trêve égyptienne que le mouvement islamiste palestinien voulait élargir à la levée du blocus et la libération de prisonniers.

Réunion d'urgence

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait d'urgence en soirée. L'ONU s'est dite inquiète de la "lourde riposte" israélienne à Gaza. Mais dans le même temps, elle dit condamner les tirs de roquettes de Gaza sur Israël qui ont mis fin à la trêve humanitaire. Le secrétaire général, Ban Ki Moon se rendra samedi au Proche-Orient.

A l'étranger, le président américain Barack Obama, principal allié d'Israël, a dit à Benyamin Netanyahu que "les Etats-Unis "sont profondément inquiets des risques d'une escalade et de la perte de davantage de vies innocentes".

L'Union européenne s'est déclarée "très préoccupée" estimant "plus urgent que jamais" la recherche d'un cessez-le-feu.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas au Caire, a dit vouloir "briser la spirale de la violence". Il est attendu samedi en Israël. Selon lui, le leader palestinien a demandé à la France "de joindre les Turcs et les Qataris" car ces pays peuvent "exercer une influence particulière sur le Hamas".

Le pape François a quant à lui appelé à l'arrêt des "hostilités", alors que Moscou et Téhéran réclament "un arrêt immédiat du conflit".

Les principales ONG israéliennes de défense des droits de l'Homme ont exigé des "couloirs humanitaires" pour évacuer les blessés et pour que "les personnels médicaux puissent remplir leur mission sans mettre leurs vies en danger".

Pas de "garantie de succès" 

Sur le terrain, l'infanterie et le génie assisté de l'artillerie et de l'aviation sont engagés dans des combats, tuant une vingtaine de "terroristes", frappant au moins "150 cibles" et mettant au jour 13 accès au réseau de tunnels du Hamas, qui a prévenu qu'"Israël allait payer un prix élevé" de cet assaut.

L'entrée des troupes après 10 jours de bombardements à distance a pour objectif stratégique de détruire ces souterrains. "Mes instructions sont de se préparer à la possibilité d'élargir de manière significative l'opération", a dit Benyamin Netanyahu, "ce n'est pas possible de régler (le problème) des tunnels depuis les airs uniquement".

Il a néanmoins admis qu'il n'y avait pas de "garantie de succès à 100%", alors que l'armée en est à sa quatrième opération contre Gaza depuis son retrait unilatéral du territoire en 2005.

Israël a assuré ne pas vouloir reprendre le contrôle de ce territoire enclavé entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée. Malgré l'offensive terrestre, les combattants du Hamas ont réussi à frapper Israël avec une cinquantaine de nouveaux tirs de roquettes, sans faire de victimes, portant le total des impacts depuis le 8 juillet à plus de 1200.

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Opération terrestre de l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

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Opération terrestre de l'armée israélienne. G.Fenwick en direct de la bande de Gaza

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