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Nucléaire : pour Sophie Wilmès, il faut travailler sur la prolongation du nucléaire car "la sécurité d'approvisionnement n'est pas garantie"

L'invité de Matin Première: Sophie Wilmès

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21 déc. 2021 à 08:10Temps de lecture2 min
Par Xavier Lambert

Un "filet de sécurité" est nécessaire: c'est ce qu'a martelé Sophie Wilmès, vice-Première, au nom de son parti, le MR dans Matin Première: "Je suis convaincue que la sécurité d’approvisionnement n’est pas garantie", a-t-elle affirmé pour justifier la position de son parti de travailler sur une prolongation de deux réacteurs, malgré l'accord de gouvernement signé. 

"Avec les difficultés sur Vilvorde et les projets frappés de recours, nous n’avons pas la garantie de la sécurité d’approvisionnement. Et l’accord dit que quand il n’y a pas la garantie, il y a le plan B. Et donc je demande qu’on travaille sur le plan B" explique la ministre.

Des obstacles "contournables"?

Le plan B, c'est donc la prolongation de deux réacteurs, alors que le plan c'est la fermeture totale, et le remplacement par des centrales au gaz. Pour Sophie Wilmès, travailler sur le plan B n'implique pas d'abandonner le plan A, au contraire: "De toute façon, le scénario B, avec 2 Gigawatts de prolongation possible ne peut être qu’activable qu’avec du gaz par ailleurs: puisque nous allons fermer 6 Gigawatts, il faut aussi travailler avec autre chose. Mais nous souhaitons continuer de travailler avec un coussin de sécurité".

Et ce malgré les déclarations du patron d'Electrabel, selon lequel cette prolongation de deux réacteurs n'est désormais plus possible: "Il nous indique qu’il y a une série d’obstacles, estime Sophie Wilmès, mais qui pour nous sont contournables. Pour contourner un obstacle, il faut d’abord le vouloir, et il faut vouloir mettre en place une série d’élément, juridiques, législatifs, prendre des contacts avec la Commission européenne, l’AFCN, Engie, autant de travaux préparatoires dont je demande qu’ils soient faits. Ca prend du temps mais nous estimons que c’est encore possible.".

Le filet de sécurité

Pour cela, il faudrait cependant convaincre les autres partis de la majorité, alors que le MR semble être le seul autour de la table à demander cette prolongation: "Aujourd’hui l’analyse que nous avons est différente de celle de nos collèguesNous sommes sept autour de la table, et il faut que les sept soient d’accord d’y travailler. Avant de  convaincre sur cette faisabilité, je demande qu’on travaille sur cette faisabilité, sur ce qui peut être fait pour garder ce filet de sécurité, qu’on identifie tout ce qui peut être fait pour le garder parce que je suis convaincue que cette sécurité d’approvisionnement n’est pas garantie, et le sujet est trop important pour qu’on se passe de ce filet de sécurité, et c’est ce travail qui doit être fait."

Sophie Wilmès le reconnaît dès lors: "Il faut comprendre que fermeture totale est actée, et sans une position différente du gouvernement aujourd’hui, elle aura lieu. Si on ne fait rien, si on ne trouve pas une majorité, ce ne sera pas possible". 

 

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